C’est peut-être un messager. L’histoire d’Akonio Dolo mériterait un film, je vous assure: on y raconterait comment, petit berger né en Pays Dogon au Mali, il s’est retrouvé projeté à 14 ans dans un hôtel particulier de Paris, au milieu de l’intelligentsia des années 60.

On poursuivrait l’improbable conte de fées en narrant sa rencontre avec le monde du théâtre (de Jean-Marie Serreau à Antoine Vitez en passant par Aimé Césaire, Kateb Yacine ou Toto Bissainthe), il aura traversé et joué les mots de ces grands esprits. Et ça, les ancêtres Dogon ne l’avaient pas vu venir. Histoire d’un déracinement qui aura produit une double sensibilité et une vraie carrière. Donc on se calme, et on le dit tout doux, la vie d’Akonio Dolo méritait bien un livre. Avec Révérence aux baobabs, du plateau au Dogon au plateau de scène international, rédigé avec le concours de Geneviève Pons, voilà qui est fait, et bien fait. En refermant cette biographie, je sais désormais qu’un Dogon ne répond jamais à une question que par une autre question…

Les choix musicaux d'Akonio Dolo

Claude Nougaro Locomotive d’or

Aznavour VS Toto Bissainthe Tu te laisse aller? Ou lage kow

Otis Redding Stand by me.