Du Sénégal à la banlieue française, de la cité Beauval à la mairie de Meaux, du rap revendicateur à l’engagement citoyen, je vous présente l’énergie dévorante et tout terrain de Saly Diop.

Boris Cyrulnik parlerait d’un parcours résilient, oui Boris, pourquoi pas. J’évoquerai, moi, un talent multiple ancré dans une culture française & soninke (chacune assumée et combattue ou discutée). Dans un livre-journal adressé à Imani, Saly Diop déballe tous ses cartons: le renoncement au rap, l’excision dont elle a été victime, le mariage forcé auquel elle a échappé, les grands et petits frères qu’il faut canaliser dans un quartier,  dirons-nous, taquin. La Diop persuadée que le rêve américain est possible en France, oeuvre aujourd’hui comme vice-présidente de la communauté d’agglomération du pays de Meaux (en Seine-et-Marne), main dans la main avec un certain Jean-François Copé, le leader de la droite décomplexée...

Les choix musicaux de Saly Diop—

Christophe Mae et Youssou N’Dour L’ours

Khaled Didi