Notre invitée En Sol Majeur s’appelle Soko Phay... Six ans : elle n’a que six ans lorsque le 17 avril 1975 les Khmers rouges entrent dans Phnom-Penh pour diffuser jusqu’en 79 la philosophie totalitaire du Kampuchéa démocratique. Soko Phay et sa famille arrivent à fuir ce Cambodge devenu un gigantesque camp de concentration. Alors que les génocidaires n’aiment pas laisser de traces, surtout pas d’image, il est intéressant de voir que cette histoire de génocide cambodgien est devenu matière à penser pour celle qui s’avance désormais dans le monde en tant qu’historienne et théoricienne de l’art. Quelle image le génocide cambodgien a laissé dans le miroir et la mémoire du peuple khmer et quelle est la spécificité du génocide cambodgien par rapport au génocide arménien, à la Shoah ou au génocide Rwandais ? Ce sont quelques unes des questions qui parcourent ce livre collectif Cambodge, le génocide effacé qu’elle co-dirige avec Pierre Bayard.
Les choix musicaux de Soko Phay
Kong Nay Khmeng chamnoan doeum khmeng ay leuv
Samuel Kamanzi Rafiki
Spectacle Bangsokol, berceuse Mon chéri, mon enfant ou Jonas Kaufmann, Mein lieber Schwan, Lohengrin, de Wagner