Le dimanche 18 octobre 2020, les Boliviens sont appelés aux urnes. Le scrutin est organisé par un régime issu du renversement d'Evo Morales, il y a un an (2019). L'élection se tient sans le premier président indigène du pays, aujourd'hui en exil en Argentine et interdit de participation électorale.

La Bolivie, pays au coeur de la Cordillère des Andes à la géographie très contrastée entre les hauts plateaux et la région orientale au climat tropical. 11 millions d'habitants et une mosaïque de nations indigènes. Un pays loin d'être apaisé, en proie à de fortes tensions raciales. Deux options s'ouvrent à lui : la restauration d'un projet politique déposé, incarné par le MAS, Movimiento Al Socialismo et la substitution de ce projet. Entre une gauche divisée et une droite à l'offensive, la société bolivienne est polarisée. L'élection est un test pour la démocratie en Bolivie.

 

Invités :- Guillaume Long, analyste au Center for Economic and Policy Research, CEPR à Washington et ancien ministre des Affaires étrangères de l’Équateur- Claude Le Gouill, chercheur associé au Centre de Recherche et de Documentation des Amériques, le CREDA, et co-auteur avec Laurent Lacroix de «Le Processus de changement en Bolivie. La politique du gouvernement d’Evo Morales 2005-2018», aux éditions de l’IHEAL, Institut des Hautes Études de l’Amérique Latine- Christophe Ventura, directeur de Recherches à l’Institut des Relations Internationales et Stratégiques. Spécialiste de l’Amérique Latine.