La culture a toujours servi la diplomatie des États en tant que soft power, mais elle est devenue en quelques années un hard power. Selon les continents, les motivations des acteurs varient.

Dans les pays du Golfe, la culture permet à des régimes liberticides de se racheter une image dans les instances internationales. Chez les dragons asiatiques, elle est liée à une dynamique commerciale expansionniste. Le groupe chinois Poly est leader à la fois en vente d'armes et en vente d'oeuvres d'art. En Europe centrale, elle accentue l'alliance entre des politiques identitaires.

Invité : Antoine Pecqueur, journaliste spécialisé en Politique et Économie de la culture. Directeur de la rédaction de la «Lettre du Musicien». Du soft power au hard power : comment la culture prend le pouvoir, éditions Autrement.