La question se pose alors que l’on assiste à une tentation de repli sur soi de la part d’un certain nombre de pays… le Cambodge et le Vietnam qui veulent garder leur riz… l’Ukraine, la Russie ou le Kazakhstan qui s’interrogent sur leur blé.

À l’évidence, le multilatéralisme agricole est fragile autant qu’est atypique la situation que connaît le monde avec le coronavirus. État d’urgence, fermeture des frontières, couvre-feu, confinement... chute des cours de nombreuses matières premières, mise sous tension des échanges internationaux de denrées alimentaires. Si la question de la sécurité alimentaire ne se pose pas pour tout le monde, le système alimentaire mondial n’en est pas moins en plein bouleversement et mise à l’épreuve.

Invités : - Sébastien Abis, directeur du Club Déméter, écosystème associatif qui rassemble 66 entreprises de l’agriculture et de l’agro-alimentaire, et chercheur associé à l’IRIS. Co-directeur du Déméter, l’ouvrage annuel d’analyses prospectives sur la sécurité alimentaire mondiale et le développement durable, publié chez IRIS Éditions. - El Mamoun Amrouk, économiste à la Division du commerce et des marchés de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, la FAO à Rome.