Plus d’un mois après la fin de la guerre dans le Haut-Karabakh, la paix reste fragile. Le cessez le feu a été violé en fin de semaine dernière dans le sud de la région, premier incident, depuis l'entrée en vigueur le 10 novembre d'un accord de cessation des hostilités, qui a acté une déroute militaire arménienne et accordé d'importants gains territoriaux à l’Azerbaïdjan.

À l’issue de 44 jours d’une guerre qui a fait des milliers de morts dans les deux camps, la république autoproclamée du Haut-Karabakh, peuplée quasi exclusivement d'Arméniens, continue d'exister, mais elle est affaiblie et amoindrie. La seule route qui la relie à l’Arménie, le corridor de Latchine, est surveillée par les forces russes.

Depuis la fin des hostilités, une majorité des 150 000 habitants du Haut-Karabakh a pris le chemin du retour, mais sur place, les conditions de vie restent délicates, comme l’ont constaté nos envoyés spéciaux Anastasia Becchio et Julien Boileau