La Suède a été le premier pays au monde à reconnaître la dysphorie de genres, ce mal-être provoqué par l'inadéquation entre un sexe biologique et une identité de genre. Depuis, elle offre des soins pour conforter les transgenres dans leur démarche : devenir un homme quand on est né femme, ou l’inverse, et cela dès 16 ans, voire encore plus tôt. 

Pourtant le plus prestigieux hôpital de Suède, le Karolinska, pionnier de ces traitements, a décidé en mars dernier de priver les moins de 18 ans - on parle bien sûr des nouveaux patients - d’hormones ou de chirurgie. Les médecins plaident en faveur d’un principe de précaution, alors que les associations de défense des trans, elles, dénoncent un recul.

La Suède s'inquiète de la vague trans chez les jeunes, un grand reportage de Frédéric Faux.