Les victimes des crimes commis en Syrie, depuis mars 2011, verront-elles un jour les responsables traduits en justice ? De nombreux obstacles s'y opposent. La Russie -alliée de Damas- refusant la saisine de la CPI, aucune juridiction internationale ne peut encore se pencher sur ce dossier.Pour éviter que les preuves ne disparaissent avec le temps, et que l'impunité ne s'installe, l'ONU a mis en place un mécanisme chargé de faciliter les enquêtes sur les crimes les plus graves.Catherine Marchi-Uhel a été nommée à la tête de cette structure appelée Mécanisme International impartial et indépendant.Un peu plus de six mois après sa nomination, la juge française s'apprête à présenter son premier rapport devant l'Assemblée Générale de l'ONU. Elle nous accorde un entretien exclusif, sur le sens de la démarche. Comment va-t-elle procéder ? Quelles sont ses chances de réussite ? Les limites qui lui seront imposées ?Catherine Marchi-Uhel a une grande expérience de la justice internationale, sous toutes ses formes, ayant participé aux travaux visant à juger les responsables des crimes commis notamment dans l'ex-Yougoslavie, au Cambodge sous les Khmers Rouges, ou encore au Kosovo.

Catherine Marchi-Uhel est interrogée par Françoise Joly (TV5 Monde), Christophe Ayad (le journal Le Monde) et Sophie Malibeaux (RFI).