L'émissaire américain en Haïti Daniel Foote démissionne. Il l’annonce dans une lettre adressée au secrétaire d'État Antony Blinken. Un courrier au ton très dur dans lequel il dénonce les expulsions par les États-Unis de milliers de migrants haïtiens du Texas.

C'est de mémoire, la première fois, qu'un haut fonctionnaire américain tient de tels propos sur le dossier haïtien : «Je ne m'associerai pas à la décision inhumaine et contreproductive des États-Unis d'expulser des milliers de réfugiés haïtiens et d'immigrants illégaux en Haïti, un pays où nos fonctionnaires sont confinés dans des complexes sécurisés en raison du danger que représentent les gangs armés contrôlant la vie quotidienne», assène Daniel Foote dans sa lettre de démission datée du mercredi 22 septembre et adressée au secrétaire d'État américain Antony Blinken. L'envoyé spécial en Haïti, qui n'était en poste que depuis deux mois, depuis la mort du président haïtien Jovenel Moïse, accuse le chef de la Diplomatie américaine d'avoir «ignoré ses recommandations». Plus inédit encore, il condamne l'ingérence des États-Unis dans la politique haïtienne et, récemment, son soutien, renouvelé, au Premier ministre haïtien Ariel Henry qui actuellement tient les rênes du pays.

 
Ariel Henry prend tout le monde de court 
Parallèlement à cette crise migratoire, à Port-au-Prince, la classe politique «s’adonne à son jeu préféré : courir après le pouvoir», écrit Frantz Duval, le rédacteur en chef du Nouvelliste. Le Premier ministre Ariel Henry vient de faire publier au journal officiel Le Moniteur sa proposition de transition : un «accord politique pour une gouvernance apaisée». Outre, le chef de gouvernement, le texte est signé par des figures connues de l’ancienne opposition au président Jovenel Moïse et d’illustres inconnus. L’accord compte huit sections qui vont de la gouvernance, des mécanismes de celle-ci aux dispositions générales.
À la rencontre des «gunlovers»
Après avoir lu qu’il y avait plus d’armes à feu détenues par des particuliers aux États-Unis que d’habitants dans le pays, le photographe d’origine italienne Gabriele Galimberti est allé à la rencontre de ces «gunlovers», les passionnés des armes. Ses photos pour National Geographic ont été exposées au Festival international de photojournalisme «Visa pour l’image» à Perpignan en France, au début du mois de septembre 2021, où Cléa Broadhurst l’a rencontré.