«Il est temps pour les amis d’Haïti de s’élever contre un gouvernement anticonstitutionnel, corrompu et répressif». Tel était le titre de la tribune, la semaine dernière, d’Evelyne Trouillot dans Le Monde. En ligne de Port-au-Prince, elle nous livre aujourd’hui son regard sur la situation sécuritaire et politique de son pays.

Depuis le 7 février 2021, les oppositions politiques et civiles considèrent que le mandat du président Jovenel Moïse est terminé, conformément à la Constitution. «Nous sommes dans une situation d’oppression et de terreur renforcée par le gouvernement qui veut continuer à diriger le pays de façon inconstitutionnelle», selon Evelyne Trouillot. «Tous les signes de la dictature sont là», d’après l’écrivaine haïtienne qui déplore que les «signaux avant-coureurs» n’ont pas été pris en compte. Pour Evelyne Trouillot, «les amis d’Haïti» doivent agir et cesser leur soutien au régime haïtien, États-Unis en tête, même si «le ton commence à changer». Elle souligne aussi l’espoir suscité par les manifestations de la population ces dernières semaines, «au moins, le silence est rompu», se félicite Evelyne Trouillot, «les populations mondiales ne peuvent plus ignorer ce qu’il se passe ici».

→ Le lien de la tribune dans Le Monde : ici
Le sempiternel débat sur les armes à feu ressurgit aux États-Unis
La Géorgie, la semaine dernière, le Colorado lundi 22 mars 2021 ; ces deux nouvelles tueries de masse viennent relancer le débat sur le port d’armes. Joe Biden appelle le Congrès à réagir. «Il ne faut pas attendre une minute de plus, nous pouvons bannir les armes d'assaut dans ce pays», selon le président. Pourquoi tant de fusillades aux États-Unis. Pour le New York Times, les données sont sans appel : alors que les Américains représentent environ 4% de la population mondiale, ils possèdent 42% des armes disponibles sur la planète.
Les excuses de la Colombie à Jineth Bedoya
L’État colombien a présenté ses excuses, mardi 24 mars 2021, à la journaliste d’investigation Jineth Bedoya, lors d'un procès devant la Cour interaméricaine des droits de l'homme pour l'enlèvement, le viol et la torture qu'elle a subis, il y a 20 ans, aux mains de paramilitaires avec la complicité présumée d'agents officiels. La journaliste colombienne travaillait à l’époque pour le journal El Espectador, lorsqu'un groupe de paramilitaires l'avait kidnappée devant la prison de La Modelo à Bogota, puis l'avait torturée et violée pendant 16 heures, avant de la laisser nue sur le bord d'une autoroute. Mais, l’État n’a reconnu sa responsabilité que de manière partielle et tardive, ce que regrette la Fondation colombienne pour la liberté de la presse FLIP.

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