Dernière semaine pour faire son choix au Pérou. Le dimanche 11 avril 2021, le pays élira son nouveau président et renouvellera son Parlement. 18 candidats sont en lice pour la magistrature suprême, 2 500 pour les législatives. Et pourtant, les électeurs semblent incapables de trancher.

À six jours de la présidentielle, dans un Pérou sinistré par la pandémie de Covid et frappé par les scandales de corruption à répétition, les électeurs s'interrogent. Pour qui voter dimanche ? 30% d'entre eux avouent ne pas savoir ou bien hésitent à voter nul ou blanc. Mais le vote est obligatoire, il va donc bien falloir trancher, et ce n'est pas évident. Même à Cuzco, ville historiquement de gauche où s’est rendue Wyloën Munhoz-Boillot.

► À écouter aussi : Pérou : des élections pour sortir de la crise politique ?
Équateur : les indigènes divisés
Le 11 avril 2021, les Équatoriens eux aussi vont devoir trancher entre les deux finalistes de leur présidentielle. Deux courants que l'on pourrait ainsi résumer : le renouveau du correisme contre l'anti-correisme, du nom de l'ex-président Rafael Correa, exilé, mais dont l'ombre pèse sur l’élection. Son dauphin Andres Arauz est arrivé en tête du premier tour. Il affronte, dimanche, un banquier de droite, Guillermo Lasso, qui s'est imposé d'un cheveu sur le candidat indigène du mouvement Pachakutik, Yaku Pérez. Celui-ci a crié à la fraude et appelé au vote nul. Mais aujourd’hui, le mouvement indigène est divisé. Soutenir Arauz ou bien faire le jeu des conservateurs en s'opposant à lui. Eric Samson est à Quito.

► À écouter aussi : Le mouvement indigène d'Équateur miné par les divisions
Les Haïtiennes dans les rues
Les femmes ont pris les rues en Haïti. D’habitude les manifestations rassemblent majoritairement des hommes, jeunes le plus souvent. Mais à Port- au-Prince, le samedi 3 avril 2021, le cortège était très largement féminin et a rassemblé plusieurs générations de militantes. Le 3 avril est la Journée nationale du mouvement des femmes, et cette année les organisations féministes ont tenu à davantage marquer cette date face au climat d’insécurité et à la crise politique. Reportage d’Amélie Baron.