Le 11 avril 2021, les électeurs équatoriens voteront pour le second tour de l’élection présidentielle. Un duel entre Andres Arauz, économiste de gauche et l’ancien banquier de droite Guillermo Lasso. Un futur président qui devra relever un pays laminé économiquement et fortement touché par la pandémie de Covid.

C’est un scrutin sur lequel plane l’ombre de Rafael Correa, l’ancien président, figure de la gauche de la gauche latino-américaine et pourtant grand absent. Il a quitté le pouvoir en 2017 et se trouve aujourd’hui en Belgique où il est exilé après sa condamnation pour corruption. Il est tout de même parvenu à imposer son dauphin, Andres Arauz arrivé en tête du 1er tour avec près de 33% des voix, qui incarne aujourd’hui «une gauche réformiste», selon Pamela Torres, doctorante en Sciences politiques à l’IHEAL (Institut des Hautes Études d’Amérique latine), enseignante à l’HEIP (Hautes Études Internationales et Politiques). Il affrontera, Guillermo Lasso, candidat conservateur qui s’est imposé de quelques voix devant le candidat indigène Yaku Perez. L’enjeu du report des voix est essentiel. «Les questions sociales et environnementales» feront la différence pour convaincre les indécis dans un pays où le vote est obligatoire, selon Pamela Torres, invitée du jour.
L’exercice de la conférence de presse pour Joe Biden
Le président américain tenait hier (25 mars 2021) la première conférence de presse de son mandat. Le président américain fixe un nouvel objectif vaccinal : 200 millions de doses distribuées pour ses 100 premiers jours de mandat. Mais il a aussi dû s’expliquer sur l’afflux de migrants à la frontière sud des États-Unis alors qu’une délégation de 18 sénateurs républicains se rend, ce vendredi 26 mars 2021, à la frontière mexicaine pour dénoncer sa politique migratoire.
L’affolante flambée du Covid en Amérique latine
C’est le cas au Pérou par exemple. Les autorités tirent la sonnette d’alarme face au variant brésilien qui ne cesse de se propager. Cette mutation du coronavirus particulièrement contagieux est déjà responsable de 40 % de nouvelles infections dans la capitale Lima, écrit El Comercio. Le Brésil a lui battu un nouveau record avec plus de 100.000 infections en 24 heures.