Le 11 avril 2021, les Péruviens se rendront aux urnes pour élire les 130 députés du Congrès et leur président de la République. L’espoir de sortir le pays de l’instabilité politique qu’il a connue, fin 2020, et d’en finir avec les scandales de corruption.

En tête dans les sondages pour la présidentielle, Yonhy Lescano, candidat de centre-droit, décrit par ses critiques comme un populiste. Juste derrière : Rafael Lopez Aliaga, candidat d'extrême droite, qui aime se faire appeler «le Bolsonaro péruvien». Il n’existait pas, il y a encore quelques mois, et il pourrait bien être au second tour. Il est talonné par une candidate de gauche, Veronika Mendoza. En tout 18 candidats à la présidentielle, un morcellement des candidatures, des partis, qui touche aussi le Congrès depuis les dernières élections. Normalement, le vote est obligatoire au Pérou, mais certains électeurs pourraient préférer payer une amende cette année que de se rendre dans les bureaux par peur du Covid. Le Pérou est l’un des pays les plus durement touchés par le virus. Le décryptage des enjeux de ces élections avec Marie Normand.
Que contient le projet de réforme de la Constitution en Haïti ?
Sur la forme, l’idée de tenir un référendum, le 27 juin 2021, constitue pour beaucoup un acte illégal car l’actuelle constitution, rédigée à l’issue de la chute de la dictature des Duvalier, interdit les référendums constitutionnels. Sur le fond, le projet porté par le pouvoir en place suscite de profondes inquiétudes. Il y a un risque de concentrer « tous les pouvoirs dans les mains d’un président hyper puissant ». Selon l’ex-parlementaire Jerry Tardieu, qui avait mené une Commission pour amender la loi-mère d’Haïti.
Le désarroi des migrants expulsés des États-Unis
Les migrants sont nombreux à arriver, en ce moment, au nord du Mexique, à la frontière avec les États-Unis, avec l’espoir que la politique du nouveau président américain leur sera favorable. Mais, comme le martèle Joe Biden, depuis plusieurs semaines, la frontière est fermée, cadenassée à double tour pour la vaste majorité d’entre eux. Au poste-frontière de Ciudad Juarez, chaque jour, des familles de migrants qui pensaient avoir touché au but sont expulsées des États-Unis vers le Mexique sans même comprendre ce qui leur arrive. Notre correspondante au Mexique Alix Hardy s’est rendue sur place.