La gauche radicale face à la droite populiste. L'instituteur syndicaliste face à l'héritière politique. Les électeurs péruviens ont choisi les deux finalistes de leur présidentielle. Contre toute attente, Pedro Castillo affrontera Keiko Fujimori, le 6 juin 2021, au second tour.

Les 25 millions d’électeurs du Pérou ont fait mentir les sondages. Parmi les 18 candidats qui étaient en lice, le dimanche 11 avril 2021, Pedro Castillo, représentant de la gauche radicale arrive en tête avec plus de 18% des voix, devant celle qui avait déjà tenté sa chance, lors des deux derniers scrutins : Keiko Fujimori, fille de l'ancien dirigeant, poursuivie pour corruption, qui recueille à peine 13% des voix, suffisant toutefois pour décrocher la deuxième place. Comment expliquer ce choix alors que de nombreux Péruviens dénoncent la corruption et l’instabilité qui paralysent le pays ? « Le souvenir d’Alberto Fujimori a pesé », selon notre invitée Lissell Quirroz, professeure d'Études latino-américaines à l’Université de Paris Cergy, selon qui il sera plus facile pour Keiko Fujimori « d’organiser des alliances » de second tour.  

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La réaction des autorités haïtiennes aux derniers enlèvements
Les rapts de 12 personnes en Haïti, et notamment le kidnapping d'un groupe de 10 personnes parmi lesquelles se trouvaient 7 religieux, le week-end dernier près de Port-au-Prince, font toujours la Une de la presse nationale. Le Premier ministre Joseph Jouthe appelle à la collaboration de toutes les couches de la société pour combattre l'insécurité, et assure que ses services travaillent à l'identification des auteurs de ces enlèvements. De bonnes intentions mais la population, enlèvement après enlèvement, ne constate rien de concret, nous explique Gotson Pierre, le rédacteur en chef d’Alterpresse.

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Minneapolis s’embrase à nouveau
Malgré l'entrée en vigueur d'un couvre-feu, le lundi 12 avril 2021, la nuit a une nouvelle fois été marquée par des protestations après la mort, dimanche, d'un jeune homme noir abattu par la police lors d'un contrôle routier. Une affaire qui surgit en plein procès du meurtre de l'Afro Américain George Floyd, en mai 2020, par un policier blanc. Une quarantaine de personnes a été arrêtée. «Les manifestations pacifiques sont compréhensibles», a reconnu le président Joe Biden.

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