Les spécialistes appellent « économie verte » l'ensemble des activités économiques générées directement, ou indirectement par la production de biens et de services qui contribuent à éviter, réduire ou supprimer des nuisances faites à l’environnement. En d’autres termes, exploiter les ressources naturelles disponibles dans chaque terroir, permettre aux populations dans les villages de tirer profit de la forêt, sans l’abîmer ou la détruire.
L’Afrique Centrale abrite le deuxième massif forestier tropical au monde, et un vaste réseau hydrographique comprenant cinq grands bassins ou ensembles de bassins fluviaux, et des fleuves côtiers du Golfe de Guinée. Pour les différents acteurs, cette grande biodiversité offre de nombreuses opportunités.
Toutefois, il y a là deux risques : les terroirs sont dégradés par la main de l’homme, ce qui entraîne pauvreté et famine. Et quand on déploie des programmes pour restaurer les terroirs, ces interventions viennent de nouveau compliquer la vie dans les villages. Il devient évident qu’il faut procéder autrement.
Les premiers concernés, ce sont évidemment les communautés. Ici, il faut entendre les communautés villageoises.
En effet, il peut sembler plus logique d’encourager la production locale, plutôt que de continuer à importer ce qu’on sait faire soi-même. Chacun sait que l’affaire n’est pas gagnée d’avance car les communautés rurales manquent de tout. Absence de formation technique, donc absence de qualification technique. Et question plus importante : pas d’accès au crédit. Le producteur dans son village ne se voit même pas comme un gestionnaire d’une entreprise familiale.
Cette 6ème édition du Forum international sur l’économie verte est organisée par le gouvernement congolais, la Communauté économique des Etats d’Afrique Centrale, la Chambre de Commerce, d’industrie, d’agriculture et des Métiers de Pointe-Noire, et bien d’autres partenaires. En Afrique Equatoriale, le maître d’œuvre de cette économie verte, c’est bien évidemment la CEEAC, qui est la plus grande institution d’intégration des économies nationales.
Invités :

  • Honoré Tabuna, expert en valorisation de la biodiversité et de l’économie de l’environnement, il travaille à la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale à Libreville sur les activités relatives à l’économie verte, l’économie de l’artisanat et des PME
  • Didier Sylvestre Mavuenzela, président de la Chambre consulaire de Pointe-Noire
  • Nicaise Mouloumbi, président du Réseau des organisations de la société civile pour l’économie verte en Afrique Centrale.
  • François Mankessi, chercheur, superviseur en charge des opérations techniques du Programme national d’afforestation et de reboisement (PRONAR). Production : Sayouba Traoré Réalisation : Ewa Moszynski