Plus globalement, en Afrique Centrale, la production agro-pastorale n’arrive pas à assurer la sécurité alimentaire des populations. Les études internationales prévoient donc que les importations alimentaires devraient doubler d’ici 2050. Et c’est dans un tel contexte qu’intervient la pandémie du Covid-19 et les mesures barrières édictées par les différents gouvernements.

27% de la population des 11 pays membres de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) sont confrontés à l’insécurité alimentaire, et la sous-alimentation et de la malnutrition, qui touche près de 43 millions de personnes en Afrique Centrale. Une telle situation s’explique par la faible productivité et le faible niveau des infrastructures. Comme les scientifiques aiment mesurer les choses, il y a un taux de malnutrition aiguë globale qui dépasse les 20%, en Afrique Centrale, sachant qu’un taux de 15% est considéré comme un niveau de crise ou une situation d’urgence.

Il y a donc des problèmes pendant la production agricole ; pas ou peu de transformation des produits, donc des problèmes pour la conservation ; et des problèmes lors de la commercialisation. Et c’est dans cette situation qu’intervient le coronavirus. Il n’est guère surprenant d’apprendre que beaucoup de pays de la zone Afrique Centrale craignent des émeutes de la faim, suite aux nombreuses perturbations des chaînes d’approvisionnement générées par les mesures visant à freiner la propagation du Covid-19.

Invités :- Mireille Moguena, responsable du pôle Afrique du Bureau d’études StartEMH, qui intervient dans les 6 pays de la CEMAC- Josué Madjitoloum, président du Conseil d’Administration de l’Organisation Nationale Patronale des Entreprises du Tchad.

Production : Sayouba TraoréRéalisation : Ewa Piedel