En hommage à l'écrivain Vassilis Alexakis, disparu cette semaine à l'âge de 77 ans, retour sur sa vie, entre Athènes et Paris, et son œuvre écrite à la fois dans sa langue natale, le grec, et sa langue d'adoption, le français. Avec la rediffusion d'une émission de 2005 à l'occasion de la publication de son livre intitulé «Je t'oublierai tous les jours» dédié à sa mère. 

"Un jour où je déjeunais seul chez Démocrite, tu es apparue à l'entrée de la salle et tu as regardé attentivement autour de toi. J'avais terminé mon repas et je lisais le journal. Ton regard ne s'est pas attardé sur moi, pas plus qu'il ne s'est attardé sur les autres clients. J'ai essayé de contenir ma déception. J'ai songé que cela faisait douze ans que nous ne nous étions pas vus." Au fantôme surgi un midi dans un restaurant d'Athènes, et qui n'est autre que sa mère aujourd'hui disparue, Vassilis Alexakis raconte ce qui est advenu depuis. Avec beaucoup de légèreté et d'humour, il relate la petite histoire, la sienne, ses amours, ses enfants, et la grande, les jeux Olympiques, la victoire de la Grèce à l'Euro 2004, le Rwanda, le 11 septembre. Il évoque aussi, avec retenue et pudeur, l'enfance en Grèce, les vacances, les souvenirs du temps où sa mère vivait encore, poursuivant ainsi une conversation, l'ultime, avec celle qui lui donna le goût de la littérature. (Présentation de l'éditeur)