La vengeance est au cœur de l’action des terroristes. Lors du procès des attentats du 13-Novembre qui se déroule en ce moment à Paris, le principal accusé Salah Abdeslam a par exemple expliqué que si la France avait été attaquée, si des civils avaient été visés, c'était pour venger les bombardements de l'armée française contre l'État islamique en Syrie. Pourtant, cette notion de vengeance reste souvent un angle mort des études sur le terrorisme. Myriam Benraad a décidé d'y consacrer son dernier ouvrage : Terrorisme : les affres de la vengeance, publié aux Éditions Le Cavalier Bleu. Elle développe une approche historique des longs cycles de violence et de représailles. Myriam Benraad, politologue, professeure en relations internationales à l’ILERI et à l'université internationale Schiller, s’entretient avec Sylvie Noël.