Pour commencer, l’artiste argentin Ignacio Maria Gomez présente son premier album Belesia (Hélico/L’autre Distribution). 

Chanteur enchanteur, Ignacio Maria Gomez est surtout un voyageur qui s’imprègne des cultures, des traditions et en fait une musique d’un style très personnel. Il rassemble le continent sud-américain avec le continent africain, et imagine la langue divine d’une nouvelle Pangée* musicale.

Au folklore, Ignacio préfère alors des mantras profonds, hypnotiques, rythmiques, invitant ainsi le spectateur à voyager dans une méditation à voix haute. Ignacio décline sur un nouvel état de conscience musicale, décomplexée des structures traditionnelles des chansons, et dénudée de toute langue connue et préconstruite.

Son 1er album Belesia est réalisé par Andreas Unge et Sebastian Notini.

Avec la participation de Vincent Segal, Ballaké Sissoko, Loy Ehrlich, Naïssam Jalal, Cynthia & Abraham, Guillaume Latil…

La pochette de l’album représente une araignée-paon (peacock spider) dessinée par Soline Garry. Pour la parade nuptiale, le mâle effectue une chorégraphie survoltée en arborant des couleurs vives sur son abdomen, avec un dessin qui ressemble à un masque.

*La Pangée = notre géolocalisation il y a très longtemps = un continent unique qui était formé des 6 continents. La Pangée a disparu depuis 200 millions d’années.

Titres joués Ignacio Maria Gomez

Belesia Feat. Loy Ehrlich, Ile Penaro Feat. Vincent Segal, Fotiniepa, Belesia Balafoni et Omeniso Feat. Ballaké Sissoko, extraits de l’album Belesia.

→ Voir le clip Omeniso

Puis La Chica vient présenter son nouvel album La Loba (Zamora).

D’un côté de l’océan, il y a l’Amérique Latine. Terre intense et plaine de magie. De l’autre côté, il y a Paris, Belleville. Terre pluriculturelle, urbaine, moderne.

À travers sa musique, La Chica (Sophie Fustec) réunit ces deux mondes en proposant un collage de textures sonores, empruntées à son héritage traditionnel et diverses influences modernes, en cassant les codes établis.

C’est autour du piano et des claviers que s’est créé son univers, mélangeant habilement ses inspirations classiques (fan de Debussy) avec la profondeur des nappes des synthés analogiques.

Sans masque (ou avec un peu de peinture rouge-sang), la Franco-Vénézuélienne transmet une émotion à l’état brut, entre pensées abstraites et introspection poétique.

Au sujet de l’album La Loba, voir le clip La Loba.

Cet album est dédié à son frère Pablo. Pablo Fustec est mort l’été dernier (juillet 2020) en essayant de sauver son chien, tombé dans un puits de soufre. Brûlé à 70%, le jeune homme n’a pas survécu à ses blessures, pas plus que son chien Sasha. Les 7 titres de l’album passent par diverses phases émotionnelles, allant de la colère à une tristesse infinie. Et un peu de lumière peut-être.

La légende La Loba serait mexicaine, une sorcière qui a le pouvoir, en chantant au-dessus des os, de reconstituer le corps du défunt.

Titres joués La Chica

La Loba, Agua, Drink et 3, extraits de l’album La Loba.

(Rediffusion du 17 janvier 2021).

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