À l’occasion de la 19ème édition du festival Jazz’n’Klezmer, nous recevons sa directrice Laurence Haziza, Lembé Lokk et Boris Bergman qui chantent dans la #SessionLive, et Arthur Bacon qui présente son nouveau projet Deli Teli autour du répertoire pop grec des années 60.

 

Lembé Lokk album Secret Chords (France/Estonie), autour du répertoire de Leonard Cohen.

Les arrangements originaux qui résultent de la rencontre entre la chanteuse estonienne Lembé Lokk et les musiciens François Puyalto à la basse et Michel Schick aux clarinettes, ukulélé et harmonica, sont à la fois exigeants et bouleversants de justesse.

Leur Cohen devient tour à tour cri de révolte rocailleux, mais aussi blues et poésie aérienne. On retrouve les chansons qu’on aime sans chercher de comparaison avec la version originale. Les trois musiciens apportent chacun un univers fort et maîtrisé qui dialogue avec les autres dans une complicité qui en fait un spectacle séduisant pour les oreilles comme pour les yeux.

 

 

SessionLive Lembé Lokk en solo guitar-voix, titres interprétés

- Everybody Knows LIVE RFI Lembé Lokk

- Waltz extrait de l’album Secret Chords de Lembé Lokk

- Suzanne Live RFI Lembé Lokk.

Son Benoît Letirant + Fabien Mugneret

 

Puis Laurence Haziza, directrice et programmatrice du festival Jazz’n’Klezmer propose sa playlist : Omer Klein, Yaïa et Liraz.

 

 

Omer Klein Baghdad Blues, album Personal Belongings.

Dans son dernier album,  Personal Belongings, le plus personnel à ce jour, Omer Klein – membre du cercle fermé des maîtres du piano d’après le Süddeutsche Zeitung – nous offre un regard avisé sur le monde contemporain. Nés en 2020 pendant la pandémie, ces dix morceaux reflètent son point de vue en tant qu’être humain, pianiste, compositeur, leader de formation, père de famille et artiste à la croisée des cultures.

Interprétés avec ses partenaires de longue date Haggai Cohen-Milo à la basse et Amir Bresler à la batterie, les 10 titres qui constituent l’album soulignent les contrastes palpitants entre les instants contemplatifs et l’énergie vitale du trio ; Se mêlent le romantisme du moyen orient à l’improvisation jazz.

Omer Klein est né en Israël en 1982 et a grandi à Netanya. Il est le fils de parents nés en Israël et le petit-fils d’immigrants venant de Tunisie.

Concert de sortie d’album

Label Warner Jazz

Avec :

Omer Klein : Piano

Amir Bresler : Batterie

Haggai Cohen-Milo : Basse.

 

 

Yaïa  Alija Se Do Jezer album Annette de Mare A Hija voir le clip.

Le groupe Yaïa voit le jour fin 2013 avec la rencontre de quatre musiciens pour reprendre et explorer les chants judéo-espagnols. Ces chants du temps de l’exil des juifs le long de la Méditerranée datent de la fin du XIXème siècle, et sont le résultat d’un métissage kaléidoscopique au cours de leurs voyages.

Les musiciens de Yaïa arrangent et composent de façon moderne, électrique et déjantée ce répertoire profane de la culture séfarade ; non comme les gardiens du temple mais plutôt comme les passeurs d’une musique toujours en mouvement.

Annette De mare a hija, l’histoire : En juin 2020, Leïla Mendez du groupe Yaïa rencontre Annette Cabelli-Florentin, 95 ans, rescapée d’Auschwitz, une des dernières personnes vivantes dont la langue maternelle est le judéo-espagnol, avec la volonté de recueillir des brides de cette culture séfarade qui compose l’essentiel du répertoire de Yaïa. L’entretien a été filmé.

"Avec Annette, nous avons échangé un peu en judéo-espagnol, surtout en français. Elle a chanté pour moi et nous avons chanté ensemble. Elle m’a récité des poèmes et nous avons mangé des gâteaux. Elle s’est racontée de l’enfance jusqu’à sa déportation en 1943, puis sa vie dans les camps et son arrivée en France après la guerre". Bouleversée par cette rencontre, Leïla, rejointe par le groupe, décide de partager ce moment en imaginant un concert-témoignage qui mêlerait le récit filmé d’Annette Florentin-Cabelli aux romances "ladino-électriques" de Yaïa, accompagné d’un album parsemé d’interventions sonores d’Annette, aux Éditions Miliani.

 

 

Liraz Zan Bezan album Zan voir le clip 

En 2017 le titre Nozi Nozi – qui moque l’épouse parfaite – servait de bande de son à des vidéos de fêtes clandestines en Iran. Mais ce que crée Liraz, quadra solaire, dépasse le seul combat des femmes. Elle propose une expérience sonore de la liberté ! 

Très influencée par les années funk et psyché qui précèdent la révolution islamiste iranienne de 1979, Liraz a découvert son ADN musical dans un bac à disques.

Née en Israël de parents qui ont fui la révolution iranienne, Liraz 43 ans, a commencé sa carrière en chantant en hébreu avant de changer de langue et de mêler psychédélisme pop et sonorités persanes.

La véritable dimension de Liraz est sa double culture, et le fait de les assumer toutes les deux et de construire des ponts entre ces deux pays que tout oppose, en prenant le risque de travailler avec des musiciens iraniens via Telegram Skype ou Instagram, "Parfois la connexion était mauvaise, d’autres fois les musiciens disparaissaient du projet parce qu’ils avaient peur, ils détruisaient leur profil ou le changeaient. J’espère seulement pouvoir rencontrer un jour les artistes avec lesquels j’ai travaillé sur ‘Zan’ ".

Dans son dernier album, ZAN Femme, Liraz mélange cette pop iranienne vintage reçue via messagerie cryptée aux aux rythmes rap et électro des boîtes de Tel-Aviv.

 

Puis nous recevons Arthur Bacon du groupe Deli Teli  pour la sortie du 1er album Tsifteteli.

Deli Teli prêche, avec une subtile dose de mélodrame méditerranéen, un déhanchement collectif sensuel, solaire et insouciant, sur les pistes de danse du reste du monde. Bouzouki électrisé, sons d’orgue farfisa psychédéliques, duo basse/batterie hypnotique et chaloupé font revivre les chansons des années 60/70 grecques.

Tsifteteli ! “Né au printemps 2020, en plein confinement sur une terrasse de Marseille, le jour s’est transformé en nuit blanche. Kitsch 60’s et déhanchements virevoltants.”

Dans leur premier clip, ils reprennent Boumpam, une chanson du célèbre et sulfureux Aris San, composée à l’origine par Panos Gavalas.

 

 

Titres joués de Deli Teli

- Boumpam voir le clip 

  • Ekso.

Enfin Boris Bergman et Renaud Bernal entrent dans la #SessionLive.

Au festival Jazz’n’klezmer, Le "Quartet Moins 1" fait son Yiddishrock !

"Le chant des partisans de Vilna existe en yiddish et c’est bien.

Il en est de même pour "Avram  le voleur", ma sœur Raye et tant d’autres qui n’ont jamais connu d’adaptations en d’autres langues ...

Cela a donné quelques idées au trio infernal : le quartet moins 1

En fait ... le quartet moins 1…+1 …

...+1 ?  Mais pourquoi me direz-vous ?

En effet, le bassiste-chanteur Brad Scott s’est joint à Renaud Bernal, Norbert Miguel et Boris Bergman pour quelques versions franco -yiddishes du répertoire judéo- hassidico- tzigane...

Si vous voulez en savoir plus, rendez-vous le 7 Novembre au New Morning".

 

En concert, il y aura :

Renaud Bernal : Guitare banjo Ukulélé

Norbert Miguel : guitares

Boris Bergman, à la tchatche et au chant

Brad Scott : Basse.

 

 

À RFI, nous vous proposons une formule duo avec :

Renaud Bernal, guitare

Boris Bergman, voix.

 

Titres interprétés

- Medley Vertige de l’amour/Gaby en yiddish Live RFI Boris Bergman Voir le clip RFI Vidéos.