Un drone prédateur mis au point aux Etats-Unis attrape au filet n’importe quels robots volants hors-la-loi. Alors que cet engin, telle une buse, capture ses proies et les rapporte aux forces de l’ordre sans les casser, d'autres contre-mesures sont expérimentées un peu partout dans le monde. Une véritable « fauconnerie anti-drone » se met en place.

Pour qui sont ces hélices qui sifflent sur nos têtes ? Loin de vouloir foudroyer dès son envol, le formidable développement des dispositifs high-tech aéroportés à usage civil et de loisir, qui dans leur grande majorité se révèlent utiles et bienveillants, force est de constater qu’un « péril drone » menace aujourd’hui l’humanité. On ne compte plus les accidents dus aux chutes des appareils de loisir. Pire, ces volatiles électroniques seraient utilisés par de nombreux trafiquants de drogue pour convoyer discrètement leur marchandise, selon les autorités de régulation aérienne.

La meilleure défense restant encore l’attaque, Dominique, des drones policiers ont fait récemment leur apparition pour capturer dans leurs filets les délinquants héliportés ?

 
Attrapez-les tous ! Le département de la police de Tokyo a été le premier à dégainer son arme fatale. Le système mis au point par l’Université technologique du Michigan aux Etats-Unis a repris l’idée avec un dispositif plus sophistiqué, que ses concepteurs décrivent comme « de la fauconnerie robotique ». Un engin véloce tire un filet géant contre les machines délinquantes. La prise, une fois emberlificotée dans les mailles, est acheminée hors de la zone interdite de survol afin de la remettre aux autorités.
 
En Europe, Airbus Defence and Space va encore plus loin, avec la mise au point d’un système de défense complet ?
 
Oui en détectant à l’aide de radars et de caméras infrarouges toute tentative d’intrusion jusqu’à 10 kilomètres de distance dans les zones sensibles. En plus des contre-mesures électroniques de brouillage, un dispositif permet de prendre le contrôle de l’envahisseur afin de minimiser les dommages collatéraux lors de sa destruction.
 
Par ailleurs, l’analyse en temps réel des signaux radios émis par le drone intrus offre la possibilité de déterminer la position exacte de son pilote, l’arrestation du contrevenant est alors immédiate. Fini de rire ! Les faucons électroniques de la police qui sont de vrais drones ultra-perfectionnés, virevolteront bientôt au-dessus de nos têtes, nous rappelant constamment que le crime, même aérien, ne paye pas.
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