Religions du monde - Dimanche 6 décembre 2020 - 10H10-11H Heure de Paris

Dans «Un temps pour changer» (Flammarion), livre né de ses échanges avec le journaliste britannique Austen Ivereigh, François voit dans la crise sanitaire une opportunité pour bâtir un monde nouveau. La Covid est un «moment de Noé» que nous devons saisir.   

Pour Éric Senanque, correspondant de RFI au Vatican, ce livre est la synthèse des combats de François dans le domaine social, économique et écologique.

Pour la première fois de façon explicite, le pape évoque le RBU, le Revenu de base universel, comme une solution à la raréfaction du travail, idée qui fut portée en France par le candidat socialiste Benoît Hamon, lors des dernières élections présidentielles.

Décryptage avec Thierry Fabre, rédacteur en chef à l’hebdomadaire économique Challenges.

La critique du néo-libéralisme de François s’inscrit en droite ligne dans l’héritage de l’encyclique sociale Rerum Novarum (1891) de Léon XIII qui a inspiré les papes du XXème siècle, notamment Paul VI. C’est ce que rappelle le journaliste et essayiste Denis lensel, spécialiste de la vie de l’Église et des papes. Son livre «François le successeur» (Pierre Tequi) souligne à travers une galerie de portraits  la complémentarité des pontificats.

Par ses prises de position sur la question migratoire, son opposition au capitalisme libéral et aussi sa volonté de réformer la curie, le pape François a de solides détracteurs. Yves Chiron, historien de l’Église et biographe de plusieurs papes, a donné à ce courant contestataire le nom de «françoisphobie» le titre de son dernier livre (Cerf).