« Le choc catalan », lance « en manchette » Le Figaro, la victoire des séparatistes « replonge l’Espagne dans la crise ». A Madrid, « le coup est rude », souligne ce quotidien conservateur, le « retour à la normale » promis par les formations hostiles à la sécession est « ajourné sine die ».
Car, comme le relève le journal Le Parisien, « seuls les partis prônant la création d’une république catalane indépendante seraient en mesure de former une coalition majoritaire capable de gouverner ».
C’est une victoire « symboliquement forte », admet ce matin le site Internet du journal Le Monde et pour Carles Puigdemont, « c’est une revanche ».
Une victoire pour le président catalan déchu, certes, mais une victoire qui, pour autant, ne règle rien. Certes, admet encore Le Figaro, « la victoire est belle », mais « l’imbroglio catalan, que Mariano Rajoy entendait résoudre en convoquant lui-même ces élections, n'en devient que plus complexe. Un présidentiable est en Belgique, menacé d'arrestation s'il pose un pied en Espagne. D'autres députés élus, indispensables à la majorité souverainiste, sont dans la même situation ou détenus en prison préventive ».
En tout cas, c’est un camouflet pour Mariano Rajoy. C’est même « une déroute pour le Premier ministre » espagnol, lance le journal La République des Pyrénées, qui est diffusé dans la région française mitoyenne de la Catalogne. Mais c’est seulement une « demi-victoire des indépendantistes, complète ce quotidien du sud-ouest du pays, au terme d'une campagne étrange où les principaux candidats étaient soit en prison, comme Oriol Junqueras, soit en exil, comme Carles Puigdemont ».
Catalogne : horizon toujours bouché
Camouflet pour Rajoy, comme pour l'unité nationale espagnole. Laquelle s'est fissurée « dans des proportions insoupçonnables », s’effare le journal Les Dernières Nouvelles d'Alsace.
Quant au chef du gouvernement espagnol, il a « affiché dans cette crise les limites de ses qualités d'homme d'État, estime ce quotidien de l’est de la France. (Mariano Rajoy) n'a jamais su quand il aurait fallu lâcher du lest ni quand hausser le ton. Il est resté campé jusqu'à l'absurde sur une ligne dure qui n'a fait que radicaliser les positions et figer la situation », déplorent Les Dernières Nouvelles d’Alsace.
Une fois n’est pas coutume dans cette revue de presse française, jetons donc un œil sur l’éditorial de La Vanguardia. Tirant les premières leçons de ce scrutin  qui a tout fait sauf trancher le nœud gordien local, ce grand journal catalan insiste avec gravité sur les « erreurs qui ne doivent pas se répéter ». Car, prévient-il, il sera « difficile de former un gouvernement ». La Vanguardia met l’accent sur la « fragmentation parlementaire » qui ressort de ce scrutin. De quoi contraindre « les uns et les autres » à pratiquer une « nouvelle culture politique, basée sur le dialogue et la transversalité. A certains, cela paraît impossible. Ça ne l’est pas. Au contraire », veut croire ce grand journal catalan, un peu inquiet tout de même...
Macron : réveillon anti-terroriste
Partons à présent en Afrique, où, avec deux jours d’avance, Emmanuel Macron réveillonne ce soir au Niger avec les soldats français. Mais pas que, Norbert :
Pas que, en effet, car, « parmi les convives » à la table présidentielle qui sera dressée sur la base aérienne de Niamey, seront présent « les 45 militaires » du détachement allemand à Niamey, souligne le journal Le Parisien. Une présence « symbolique », au moment où la France s’efforce « d’embarquer » les Européens dans les opérations militaires extérieures qu’elle mène au Sahel pour tenter de tordre le cou au terrorisme.
Ce soir, donc, ce sera fête au mess, puisque le président amène le chef cuisinier de l’Elysée qui « concoctera » le repas de Noël. Mais attention, le menu est « classifié secret-défense », plaisante dans Le Parisien le général Rogel, chef d’état-major particulier du président. Repos, soldats, vous pouvez dîner !
En tout cas, si Emmanuel Macron se rend au Niger, ça n’est bien sûr pas que pour réveillonner. Ce déplacement est bien entendu à forte portée politique. Car si le président « visite les forces armées du Niger », remarque le journal Les Echos, c’est bien parce que ce pays est devenu "malgré lui" la "clef" de la lutte contre le terrorisme, et son président, Mahamadou Issoufou un partenaire "clef" de ladite lutte, souligne le quotidien économique français dans un lexique, on le voit, volontiers musical, Noël oblige, sans doute…
Anémone : la mère Noël et ses ordures
Fracassants adieux à la scène de la comédienne Anémone, bien connue des Français. Avant de tirer sa révérence, le moins que l’on puisse dire est qu’elle balance ! Et pas qu’un peu ! Anémone, qui restera cette actrice venue du café-théâtre avec la troupe du Slendid et dont la carrière a été notamment marquée par son rôle dans « Le père Noël est une ordure », se lâche dans Le Parisien, où elle annonce qu’elle va définitivement raccrocher après cinquante ans de carrière. Mais avant cela, elle s’en prend à Jean-Luc Mélenchon, qu’elle traite de « vieux politicard » ; à François Mitterrand, qui était, dit-elle, un « camembert pourri », la politique étant, selon Anémone, un « concours de crétins et de menteurs » (ça, c’est fait !).
Mais le pire, c’est à Johnny Hallyday qu’elle le réserve. Et c’est peu dire qu’elle ne mâche pas ses mots en évoquant le rockeur récemment disparu. Je cite : « Johnny, il a fait quoi ? A part se déguiser et mentir ? Voter à droite et fuir le fisc ? Il n’a fait que se marier, divorcer, se marier. C’était un pantin médiatique », bucheronne Anémone dans Le Parisien. Tchao pantin !