Impensable il y a encore quelques années, cette question est désormais brûlante pour les agriculteurs français. Libération dresse le constat : « Les deux premiers mètres du sol en France n’ont jamais eu aussi soif que cet été. L’humidité y a été particulièrement faible à cause du manque de pluie persistant depuis l’hiver, phénomène aggravé par les multiples canicules estivales, qui ont fini d’assécher la terre. Ce manque d’eau en surface est appelé "sécheresse superficielle" ou "agricole" car elle affecte directement la végétation cultivée. Et 2022 a détrôné toutes les sécheresses précédentes. »

Résultat, pointe Libération : « les rendements sont en chute pour bon nombre de cultures » : maïs, pommes de terre, orge… Et conséquence : « le monde agricole est contraint de repenser son modèle et d’expérimenter de nouvelles pratiques. »
Vers de nouvelles formes d’agriculture
En effet, estime Libération, « nos choix agricoles étaient peut-être pertinents au XXe siècle quand on n’imaginait pas manquer d’eau un jour, ils ne le sont plus en ce début de XXIe siècle. Si elle ne veut pas subir, la profession doit donc réagir. S’adapter, sans tabous. Et dans tous les domaines : de la sylviculture à la culture maraichère en passant par l’élevage, de bovins surtout. La bonne nouvelle, c’est qu’il existe des solutions, du moins des pistes », affirme Libération.

Exemple : « le sorgho, qui consomme environ 40% d’eau en moins que le maïs, pourrait être une culture de substitution. » Et puis, « réduire notre consommation de viande (et pas forcément la supprimer) permettrait aussi de réduire tout à la fois le besoin de maïs et les émissions de gaz à effet de serre ; il faudrait faire de cette résolution, bien plus qu’une mode, une règle de vie. »
Poutine acculé : le risque de la fuite en avant
À la Une également cette question : que va faire Poutine face à l’avancée des troupes ukrainiennes ?

Attention, prévient Le Figaro, « les Occidentaux se réjouissent de voir leur aide à Kiev payée de retour. Mais ils doivent rester vigilants. Si l’avancée ukrainienne tourne à la déferlante et gagne le sud du pays, le maître du Kremlin n’aura le choix qu’entre l’escalade et la négociation. Laissant percer son penchant pour le quitte ou double, il a déjà brandi la menace nucléaire… Le tsar solitaire a su jusqu’ici encaisser les sanctions économiques et la mise au ban de la Russie, y répliquant même efficacement avec l’arme du pétrole et du gaz. Mais il aurait probablement du mal à survivre à une défaite militaire. Déjà, le petit cercle des va-t-en-guerre moscovites s’agite nerveusement sur sa chaise dans les émissions de propagande, menu exclusif du téléspectateur russe. À l’heure des règlements de comptes, ceux-ci seraient assurément sauvages. »

En effet, renchérissent Les Dernières Nouvelles d’Alsace, « à ce rythme, Vladimir Poutine n’aura bientôt d’autre choix que de jeter toutes ses forces dans la bataille et c’est ce qui fait frémir. Il est allé trop loin pour ne serait-ce qu’envisager une retraite. Le président russe joue tout sur ce coup-là, y compris son avenir personnel. »
Rester ferme quant aux sanctions…
Quant aux Européens, ils doivent « garder le cap des sanctions contre la Russie », estime Le Monde. « Si le scénario d’une pénurie d’énergie n’est pas à exclure, desserrer l’étau sur les sanctions reviendrait à conforter Vladimir Poutine dans sa vision d’une Europe pleutre et incapable de tenir sa place dans l’histoire. » Il faut donc « maintenir l’unité dont les Vingt-Sept ont su faire preuve jusqu’à présent, affirme le quotidien du soir. La stratégie énergétique commune en cours d’élaboration est de ce point de vue cruciale. Dévier de cette trajectoire de solidarité avec l’Ukraine pourrait être, à terme, fatal au projet européen. »
Les adieux à Elizabeth : too much ?
Enfin, les funérailles de la reine Elizabeth lundi prochain… D’ici là les messes, les processions, les hommages vont se poursuivre. Pour La Charente Libre, c’est too much… « Sans vouloir tirer sur le corbillard, on peut légitimement se poser quelques questions sur le déluge d’images et de commentaires compassés que télés et radios nous infligent depuis jeudi ! (…) La famille royale britannique est le symbole d’une grande nation, fière de son histoire et de ses traditions. Certes. Mais rien de tout ça ne justifie les coups d’encensoir et la dévotion béate que ce deuil royal suscite dans l’île et au-delà des mers, estime encore La Charente Libre. Ce qu’on nomme ici Commonwealth, s’appelle colonisation ailleurs. Faute de trouver du sens à cette opérette, la presse en fait une bouillie de bons sentiments, très loin des réalités sociales d’un pays où les contes de fées ne font plus rêver les petites filles. »