Paris monte la garde ! Et, à la veille de l’ouverture de cette grand’messe écologique dans la capitale française, cet impératif sécuritaire s’impose à « la Une ». Il est vrai qu’avec cent-cinquante des principaux dirigeants attendus, pour une planète qui compte moins de deux-cents pays, avec quelques quarante-mille participants prévus à cette COP21, la capitale française offrirait une « vitrine médiatique hors norme » pour tout groupe radical en quête de publicité, souligne « en Une » Le Figaro. Le journal note donc que l’hypothèse d’une « réplique terroriste » aux frappes kamikazes du 13 novembre est considérée par les forces de sécurité avec « le plus grand sérieux ».
 
Une COP « sous haute sécurité », confirme Libération. Le quotidien bien sûr, comprends les impératifs de sécurité, mais il regrette que l’état d’urgence, dont la durée et les modalités « doivent être désormais questionnées, empêche de facto l’expression libre de la société » sur le réchauffement climatique.
 
Mais au-delà des regrets, la COP21 est motif de fierté. A peine close la cérémonie en souvenir des victimes du terrorisme hier matin aux Invalides La France, et dont Le Figaro illustre « sa Une » d’un cliché au nombreuses nuances de gris avec, au centre duquel ressortent les trois couleurs du drapeau français, la France, donc, « s’enorgueillit de recevoir la COP21 », se réjouit Le Courrier Picard.
 
Bien sûr les mesures de sécurité, bien sûr le « réel bazar » autour de Paris, admet ce quotidien du centre-nord de la France. [...] Mais il y a aussi urgence sur le climat et les dirigeants du monde doivent l’entendre et s’entendre, enjoint Le Courrier picard. « Réunir 195 pays est déjà remarquable ! Alors obtenir à Paris un véritable premier accord apporterait un souffle d’air frais et d’espoir à l’humanité ».
 
RCA : sous haute sécurité
 
En République centrafricaine, c’est aussi une veillée d’armes pour la visite du pape à Bangui. Ça sera l’étape « la plus risquée » de la tournée africaine du souverain pontife, souligne Le Figaro. Dans la capitale de la RCA, les mesures de sécurité ont été renforcées. Mais sera-ce suffisant ? Le Figaro rappelle que l’état-major français avait « déconseillé » au Pape de se rendre à Bangui. Mais le Saint-Père a préféré maintenir sa visite, tout en « doublant ses effectifs de sécurité privés ». Le général Jacques Delapasse, chef d’état-major de la Minusca, la mission onusienne, a prévu un dispositif important. « De 3 000 à 4 000 », dont près de 300 casques bleus sénégalais en renfort, précise le quotidien. La capitale sera sous constante surveillance aérienne, assurée notamment par les hélicoptères de l’ONU et de « Sangaris », relève Le Figaro dans les colonnes duquel le chef de la commission sécurité, avoue « qu’on n’est pas à l’abri d’un acte isolé ».
 
Syrie : le sabre de Fabius
 
Au sujet de la Syrie, ce cafouillage au sommet concernant la participation ou non des troupes de Bachar el-Assad dans la lutte contre Daech. Laurent Fabius l’avait laissé entrevoir. Mais cette position du ministre des Affaires étrangères a été corrigée par la suite. Et Le Parisien se demande d’abord si Laurent Fabius ne vient pas « d’avaler son sabre » ! Et se demande ensuite si ce revirement de la diplomatie française accrédite-t-elle un peu plus le « prochain départ du Quai d’Orsay de l’ex-rival de Hollande ».
 
Taxe foncière : royaume d’Ubu
 
En France, le gouvernement devrait corriger une réforme fiscale absurde, la réforme de la fiscalité locale. Effet pervers de cette réforme, la taxe foncière payée par quelques mille-sept-cents propriétaires détenteurs de terrains non-bâtis s’était envolée en  2015 dans des proportions stratosphériques.
 
Selon Le Parisien,en début de semaine prochaine à l’Assemblée nationale, le gouvernement présentera des mesures pour corriger ces effets pervers en 2016 et 2017. Le quotidien croit ainsi savoir que les propriétaires de petits terrains ne payeront « plus du tout » de surtaxe foncière en 2016. Et les plus grandes parcelles seront « moins imposées ».
 
Sextape de Valbuena : fin de partie pour Benzema
 
Du nouveau dans « l’affaire Benzéma ». L’avant-centre de l’équipe de France est plus que jamais dans la tourmente. Quand ils découvriront « la Une » du journal L’Equipe ce matin, les fans de Karim Benzema risquent d’avoir un choc. Leur héros, qui y apparaît de dos, en noir et blanc, y est en effet donné « out » pour l’Euro 2016 de football en France. « Out » étant en l’occurrence un raccourci abusif, car, en pages intérieures, le quotidien sportif français précise que l’avenir international du joueur est « très compromis », sa carrière ayant été mise hier entre « d’immenses parenthèses » par son coéquipier en équipe de France Mathieu Valbuena.
 
Ce dernier, en effet, parle pour la première fois depuis le début de ce feuilleton. C’est dans le journal Le Monde que Valbuena a choisi de sortir de son silence. Et il y accable Karim Benzéma. Victime d’un chantage à la vidéo intime avec tentative d’extorsion de fonds, le joueur de l’Olympique lyonnais déclare que Benzema l’aurait incité à voir un de ses amis, qui devait servir d’intermédiaire avec les maîtres chanteurs. « Indirectement, ça veut dire payer cette personne pour détruire cette vidéo », énonce Valbuena, qui, dans Le Monde, se dit déçu par Benzema. Lequel, rappelons-le, a été mis en examen dans cette affaire pour complicité de tentative de chantage et participation à une association de malfaiteurs.
 
« Ils ne joueront plus ensemble », regrette « en Une » Le Parisien au sujet de Benzema et Valbuena. Selon ce quotidien aussi, l’avenir de Benzéma en équipe de France est « énormément compromis ». Et c’est un « coup dur » pour les Bleus.
 
« Mouillé jusqu’au cou », admet aussi Libération, Benzema est pour ainsi dire « coulé ». Désabusé Libé compare le foot de haut niveau à une « humanité rampante engluée dans l’irresponsabilité et les fric-frac à la petite semaine ». Et en bon cinéphile qu’il a la réputation d’être, ce journal estime que cette affaire à tout d’un « vrai film de John Huston, happening absurde possiblement compris ». Pas faux. A ceci près que le film « Sexe, mensonge et vidéo » n’a rien à voir avec John Huston, mais tout à voir avec Steven Soderbergh.