Les images sont sans appel, et on les retrouve dans la plupart des magazines. D’un côté, la fille du président des Etats-Unis Ivanka Trump, tout sourire lors de l’inauguration de la nouvelle ambassade américaine à Jérusalem ; de l’autre, des manifestants palestiniens, jeunes pour la plupart, flingués comme lapins en foire à Gaza, tentant de se mettre à l’abri de la mitraille israélienne sur fond de ciel d’Apocalypse. Il n’y a pas match !
Ou plutôt si, il y a Paris-Match. « Mourir pour Jérusalem », lance cet hebdomadaire. « Tandis qu’Israël fête dans l’euphorie ses 70 ans, les Palestiniens de Gaza rêvent de retour », impressionnantes photos à l’appui prises parmi les manifestants se heurtant aux tirs des Israéliens. Une vraie vague humaine.
Alors, à chacun sa vérité. Pour l’hebdomadaire Marianne par exemple, le « drame » de lundi dernier a été « planifié » par des « manipulateurs cyniques » qui ont « instrumentalisé » le désespoir de leur peuple sur la toile de fond d’une riposte israélienne « démesurée, mais prévisible et du jeu dangereux de l’incendiaire de Washington », énonce Marianne.
Pour l’hebdomadaire L’Obs, en revanche, « ce qui vient de se passer à Gaza est un rappel à l’ordre, tragique, à une communauté internationale qui a abandonné ce peuple palestinien à la brutalité israélienne, à l’incurie de ses dirigeants engagés dans une guerre fratricide, à ses alliés arabes historiquement défaillants, à son sort dont nous portons tous la responsabilité », estime L’Obs.
Pour évoquer le sujet, l’hebdomadaire Le Point adresse un coup de chapeau à une bande dessinée d’un graphiste espagnol du nom de Jose Pablo Garcia, qui s’intitule Vivre en terre occupée (la Boîte à bulles), et qui raconte un séjour en Palestine « que nous devrions tout faire pour nous rendre compte des conditions d’absence de vie et de non-travail auxquelles sont réduits beaucoup de Palestiniens », énonce Le Point.
Mariage princier : matez la métisse !
C’est fait. A Windsor hier. Harry et Meghan se sont bien dit « oui ». Et « au moment du oui, des hurlements dans la foule » se sont fait entendre, observe Le Journal du dimanche. Selon cet hebdomadaire, les admirateurs réunis à l’extérieur par milliers ont « loué la modernité du couple et la jeune épouse, américaine et métisse ».
France Télévisions : la grande lessive
En France, remue-ménage en perspective à France Télévisions, dont certaines chaînes pourraient être supprimées. Selon Le Parisien Dimanche, une « réunion » est prévue à ce sujet demain à Matignon autour du Premier ministre Edouard Philippe. « La suppression de France O, la chaîne vitrine de l’outre-mer (…) pourrait  (…) être décidée ». Ce journal évoque aussi « une fusion France 5-France 4 ». Comme l’énonce Le Parisien Dimanche, « ça va tanguer à France Télé ».
Air France : y a-t-il un pilote dans l’avion ?
Décollage compliqué pour la nouvelle présidente par intérim d’Air France-KLM. A peine nommée à la tête de la compagnie aérienne, qui est en pleine crise, Anne-Marie Couderc se fait épingler par un rapport parlementaire.
Selon Challenges, ce rapport, que cet hebdomadaire économique qualifie d’« explosif » et qui est paru le 11 avril dernier, « étrille » la gestion de l’ancienne ministre de l’Emploi d’Alain Juppé Anne-Marie Couderc à l’époque où elle dirigeait le distributeur de presse Presstalis. C’était entre 2010 à 2017.
Les rapporteurs dénoncent une « gestion discutable de l'ancienne direction (de Presstalis), de son conseil d'administration et des commissaires aux comptes » et indexent des notes de frais « astronomiques » qui atteignaient « deux millions d'euros par an ». Quant au siège de Presstalis, il comptait « près de 200 véhicules de fonction » !
De son côté, son prédécesseur à la tête d’Air France, Jean-Marc Janaillac, estime que l’Etat doit sortir du capital de la compagnie. Selon ce proche de François Hollande, « l’Etat y a le poids d’un actionnaire minoritaire important, pas plus, pas moins. Mais sa présence est dommageable pour que le personnel réalise le caractère non éternel de la compagnie », dit-il à L’Obs.
Les 100 Français : les trompettes de la renommée
Ce palmarès à présent qui consacre les 100 Français les plus méritants. Des artistes, des sportifs, des écrivains ou des cuisiniers. Mais pas un seul politique. C’est le parti pris délibéré de L’Express qui dresse ce palmarès, comme il l’avait fait pour la première fois en 1953.
Pas de politique en effet, car le choix aurait été « glissant », avoue cet hebdomadaire, à la Une duquel apparaissent pêle-mêle le kayakiste Tony Estanguet, le chanteur Vianney, l’écrivaine Leïla Slimani ou encore le footballeur Kilian Mbappé. En fait de 100 Français, il y en a exactement 102 dans ce panorama d’hommes et de femmes choisis pour leur « exemplarité » et leur « renommée ».
Pour quelles raisons L’Express a décidé, justement, d’emboucher pour elles et pour eux les trompettes de la renommée ? Parce que l’hebdomadaire avait « envie de mettre en avant des femmes et des hommes qui ont pris leur vie en main et vont de l’avant. Des gens bien, estime ce journal. En sachant qu’il y en a des millions d’autres, et heureusement. » On respire.
Ben Johnson : le pitre à pointes
A l’inverse, lui restera à jamais un exemple à ne pas suivre. C’est Ben Johnson, qui fut, il y a 30 ans, l’homme le plus rapide du monde, avant d’être déchu de sa médaille d’or olympique pour dopage. L’hebdomadaire sportif L’Equipe Magazine l’a retrouvé dans sa ville natale de Falmouth, près de Kingston, en Jamaïque.
Il y a 30 ans, en effet, ce sprinter canadien d’origine jamaïcaine a battu le record du monde du 100 mètres en finale des Jeux olympiques de Séoul, courant la distance en 9’’79, dominant Carl Lewis lors d’une course de légende. Vingt-quatre heures plus tard, après avoir été convaincu de dopage, Ben Johnson était chassé de Séoul, médaille d’or rendue et record annulé.
Trente ans après, l’athlète déchu dénonce encore une « injustice » dans L’Equipe Magazine et martèle qu’il a été « piégé ». Et il en veut toujours à Carl Lewis, son grand rival, qui n’était pas, selon lui, « quelqu’un de bien ». A noter que le 8 juillet prochain, la chaîne de télévision française Canal+ diffusera un documentaire sur Ben Johnson.