Jeanne Moreau une cigarette à la bouche ou à la main, Jeanne Moreau et Brigitte Bardot, ou bien encore Jeanne Moreau et Miles Davies… Partout les mêmes photos en couleurs, mais surtout en noir et blanc, car Jeanne Moreau était un mythe. Le mot revient sous toutes les plumes. D’elle, on retiendra son sourire, sa voix bien sûr, son talent, ses films et ses chansons, car comme le rappelle L’Obs, Jeanne Moreau était « comédienne, réalisatrice, chanteuse, femme amoureuse et libérée ».
Plus précis, le journaliste Jérôme Garcin écrit qu’elle « a représenté durant plus d’un demi-siècle les multiples facettes de la culture française » : le Théâtre national populaire de Jean Vilar, le premier Festival d’Avignon, la Nouvelle Vague, le petit écran, le grand avec Louis Malle, Buñuel, Antonioni, Godard, Truffaut, Orson Welles… « Exercer son métier sans jamais appartenir à aucune caste », c’était sa ligne de conduite, explique encore Jérôme Garcin.
L’Obs a recueilli de nombreux témoignages, dont il ressort combien Jeanne Moreau était une femme simple et généreuse. Tout le contraire d’une star. « C’était une personnalité merveilleuse, séduisante, mais jamais arrogante », raconte ainsi Volker Schlondorff qui a passé quatre mois avec elle au Mexique, sur le tournage du film « Viva María ! ». « Ce côté chaleureux, cette capacité à se moquer d’elle se retrouvent à l’écran », analyse encore le réalisateur.
Une femme simple et pourtant intimidante
C’est Jean-Louis Trintignant qui emploie cet adjectif dans L’Obs. Mais beaucoup d’autres professionnels du cinéma qui avouent qu’ils étaient, eux aussi, impressionnés par Jeanne Moreau. Impressionnés par sa force, par son immense talent aussi.
Comme le rapporte Le Point, Jacques Demy disait de Jeanne Moreau : « On peut tout faire avec elle, elle ne vit que pour cela. C’est une comédienne jusqu’au bout des ongles. »
Gérard Collomb détaille le plan du gouvernement pour les migrants
Un plan pour « trier les migrants »   Titre du JDD   en conciliant « efficacité et générosité », indique Gérard Collomb dans les colonnes de l'hebdomadaire. Mais c’est bien une politique plus ferme que dévoile le ministre de l’Intérieur interviewé par le journal. Gérard Collomb insiste : « la France accueille tous ceux qui fuient la guerre et les persécutions, mais fait une distinction avec ceux qui quittent leur pays pour d’autres raisons, et notamment pour des raisons économiques. Ceux-là doivent rentrer chez eux, et plus vite » explique le ministre au JDD.
« C’est important », dit-il, parce que « les enquêtes d’opinion montrent une réticence de plus en plus grande » des Français sur la question de l’accueil des migrants, a-t-il averti. « Si l’on ne fait pas la distinction entre le droit d’asile et les autres motifs de migrations, ce sera le droit d’asile qui sera remis en cause ». Les reconduites à la frontière vont donc augmenter et l’examen du droit d’asile ne devra pas prendre plus de 6 mois. Un projet de loi est actuellement à l’étude.
« Il s’agit d’accueillir, mais aussi d’organiser des retours », a-t-il insisté, citant le cas des immigrés albanais. Selon le ministre, « 20 % des places en Centre d’accueil et de demandeurs d’asile (Cada) sont occupés par des gens qui viennent d’Albanie, sans visa, et qui font une demande d’asile en arrivant en France ». « En 2016, 1 140 personnes y ont été renvoyées. Et j’ai donné des consignes aux préfets pour que ce mouvement soit accentué », a déclaré Gérard Collomb.
Distinction
Cette distinction entre demandeurs d’asile et migrants économiques avait déjà été évoquée le 12 juillet par le gouvernement, lors de la présentation d’un « plan migrants » qui prévoit notamment plus de 12 000 places d’hébergement pour les demandeurs d’asile et les réfugiés d’ici 2019.
Pour mettre en place sa politique face à la crise des migrants, une des pistes évoquées par Emmanuel Macron est la création de centres d’enregistrement – hotspots – pour demandeurs d’asile en Libye, pour réguler les flux de migrants en amont. Mais le pays est toujours en proie au chaos. « Ce type d’initiative ne peut pas actuellement être envisagé en Libye, compte tenu de la situation du pays », a souligné le ministre de l’Intérieur.
Le chef de l’Etat « a souhaité que soient mis en place des centres d’orientation pour les demandeurs d’asile dans des pays situés au sud de la Libye », a ajouté M. Collomb.
Les cambrioleurs du PSG
Le PSG, encore et toujours lui. Mais pour une fois, le club perd de l’argent. C’est une histoire surprenante que nous raconte L’Equipe Mag qui revient cet été sur les petits et grands délinquants du sport.
A l’automne 2014, pendant plusieurs semaines, régulièrement, les vestiaires du club au Camp des Loges   où les Parisiens s’entraînent   sont cambriolés. 21 maillots, des coupe-vents, des chasubles d’entraînement, des protège-tibias, des gants de gardien, 6 paires de chaussures de joueurs, et même les crampons de David Luiz, Lucas Digne et Marquinhos, et une montre Hublot d’une valeur de 12 500 euros, offerte par le président du club à chacun des joueurs pour les féliciter du titre de champion – en l’occurrence celle de Javier Pastore.
Les voleurs ont été arrêtés assez facilement, car ils revendaient leur butin sur le site internet Le Bon Coin, comme le raconte L’Equipe Mag. Les enquêteurs se sont donc fait passer pour des acheteurs et ont coincé les coupables : un agent de sécurité et l’un de ses amis. Les deux hommes ont écopé de 6 et 8 mois de prison avec sursis. Mais, et c’est là que l’affaire est surprenante, ils ne devront pas indemniser le PSG. Le tribunal a considéré que le club n’avait pas subi de préjudice matériel, car l’équipement ne lui appartient pas. Il appartient aux joueurs.
Depuis, les disparitions de matériels continuent, révèle L’Equipe Mag. D’après un audit interne effectué en octobre dernier, 2 000 pièces se sont volatilisées, essentiellement chez les pros. Des prêts, des dons, des oublis, explique le journal. Une surconsommation à laquelle il a été mis le holà depuis.