C’est une journée de colère qui débute sous les remparts de la ville trois fois sainte. « Les services de sécurité israéliens vont encore renforcer leurs effectifs aujourd’hui pour prévenir toute escalade après la grande prière du vendredi sur l’esplanade des Mosquées, souligne Le Parisien. C’est traditionnellement le lieu de tous les dangers », complète ce journal.
Ce vendredi « pourrait sonner, comme le réclame le mouvement islamiste Hamas, le début d’une “troisième intifada” », avertit également Libération.
Attention, « jeu dangereux », prévient Le Figaro. La réaction « viendra peut-être aujourd’hui après la prière de la mi-journée, en prévision de laquelle les factions palestiniennes ont appelé à une “journée de colère” à Jérusalem, en Cisjordanie et dans la bande de Gaza », redoute ce journal. En tout cas, « sans attendre de savoir si les habitants de Jérusalem prendront, vendredi, la tête de la mobilisation contre le revirement diplomatique américain, plusieurs milliers de Palestiniens ont défié hier après-midi l’armée israélienne à Ramallah, Bethléem, Hébron et dans la bande de Gaza », relève Le Figaro.
Jérusalem : la légende des siècles
On l’a vu, l’un des arguments avancés de toute éternité pour cette reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël, c’est que c’est écrit dans la Bible ! Baliverne, tranche Libération, « Jérusalem capitale depuis trois mille ans ? C’est une légende » ! Certes, « c’est écrit dans la Bible, aucun doute », admet ce journal, mais la Bible « n’est pas un livre d’histoire ». Alors, l’invoquer pour étayer de telles revendications inquiète Libé. « Si la mystique tient lieu de politique (…) quelle est la place pour le compromis ?, se demande ce journal. Peut-on négocier avec Dieu ? S’arranger avec les écritures saintes ? Passer un compromis avec l’Eternel ou avec Allah ? Ce grand retour du spirituel dans la politique internationale porte un nom, commun aux deux univers : la guerre », prévient Libération.
Jérusalem : la France regrette sans condamner
En France en tout cas, si Emmanuel Macron a qualifié de « regrettable » la décision de Donald Trump, il ne l’a pas condamnée. Le président français s’est bien gardé de le faire, « dans la ligne tracée par la diplomatie française depuis la conquête de la partie orientale de Jérusalem par Israël » en 1967, souligne Le Figaro, étant rappelé que le Quai d’Orsay, « comme l’ensemble de la communauté internationale, ne reconnaît aucune souveraineté sur Jérusalem ».
Mais cette n’est pas du goût du journal L’Humanité, qui estime que « la condamnation internationale ne peut en rester à des “regrets” », comme ceux d’Emmanuel Macron.
LR : les centristes lâchent Wauquiez
En France, à deux jours de l’élection pour la présidence du parti de droite « Les Républicains », les centristes prennent leurs distances avec Laurent Wauquiez. Dans un entretien au journal Le Parisien, le président de l’UDI, Jean-Christophe Lagarde, prévient qu’« il n’y aura plus d’alliance avec les Républicains » si Laurent Wauquiez est élu à la tête du parti « Les Républicains ». Lesquels, selon lui, « s’enferment dans l’ultra-droite ». Jean-Christophe Lagarde reproche à Laurent Wauquiez d’avoir « refusé de faire battre Le Pen » au second tour de la présidentielle ; d’être dans une « obsession identitaire, dans un discours anti-européen ». Dans Le Parisien également, Laurent Hénart, président des Radicaux dits « valoisiens », autre petite formation centriste, juge « insurmontable » la position de Laurent Wauquiez dans l’entre-deux-tours de la présidentielle. « Les centristes lâchent Wauquiez », lance donc Le Parisien.
Laïcité : Valls persiste et signe
Emmanuel Macron réunit aujourd’hui les représentants des cultes à l’Elysée. D’ici au mois de janvier, le  chef de l’Etat devrait s’exprimer sur la laïcité. Un thème qui soulève toujours autant tensions en France. Demain, 9 décembre, ce sera l’anniversaire de la loi de 1905 sur la laïcité. Et sur ce sujet, Emmanuel Macron avance « à pas de velours », lance « en Une » le journal L’Opinion. Il faut dire qu’entre les prières de rues et les santons de Noël, entre le burkini sur les plages et les nouvelles menaces sur Charlie Hebdo, les esprits s’échauffent de nouveau en France. Comme le remarque L’Opinion, le débat est « loin d’être apaisé ».
Dans ce quotidien, justement, Manuel Valls dit qu’il a « beaucoup de soutiens au sein du groupe LREM, comme à gauche ». L’ancien Premier ministre socialiste, qui défend avec virulence une laïcité qui est aussi, selon lui, « un rempart, un bouclier contre l’intégrisme », trouve que, dans la « majorité », il y a une « gêne » sur ce thème et que cette gêne n’est-là que pour « éviter de bouleverser la bien-pensance », dit-il dans L’Opinion.
Valeurs Actuelles : les ripoux
Cette affaire enfin, très complexe, qui éclabousse un hebdomadaire, Valeurs Actuelles. Une affaire d’escroquerie présumée. C’est le journal Libération qui la révèle. « L’affaire Valeurs Actuelles », comme l’appelle Libé, se résume à une « escroquerie présumée de plusieurs millions d’euros » et reposerait sur un « pacte de corruption » faisant l’objet de « deux plaintes contre X » déposées il y a un mois et demi. Elles concernent Antoine Broutin, secrétaire général de Valmonde, la société éditrice de Valeurs Actuelles, et Thierry Ginon, dirigeant d’un prestataire de services du nom de Thêta Consultant et qui serait, selon Libé, « lié (au député “ Les Républicains ”) Olivier Dassault, fils de l’avionneur », feu Marcel Dassault.
Broutin et Ginon, « ces deux hommes auraient organisé à des fins d’enrichissement personnel un système de surfacturations, de commissions et de rétrocommissions au détriment, notamment, de Valmonde », énonce Libération. Ce quotidien évoque ainsi des « factures personnelles » du secrétaire général de Valmonde réglées par le prestataire, pour des « travaux de menuiserie », pour « l’achat d’une voiture » ou encore pour payer des « poteaux de compétition de badminton » ! Libération précise que Valeurs Actuelles a « mis à pied » Antoine Broutin « après avoir découvert ses agissements », parmi lesquels, selon ce journal, des « notes d’honoraires » et des « notes de frais » de « la femme » d’Antoine Broutin, mais aussi de « sa fille » et de « son gendre ». N’en jetez plus !