Ce 26 décembre, certaines familles afro-américaines allumeront une bougie noire au centre d’un chandelier à sept branches, le Kinara. Et comme chaque année, la Maison Blanche publiera son communiqué souhaitant un joyeux Kwanzaa à tous ceux qui prennent part à cette fête de 7 jours. C’est à découvrir ce lundi 26 décembre, dans une double page de Libération.
Aux Etats-Unis, où « l’on ne manque jamais de glorifier un melting-pot qui a rarement autant semblé illusoire, après Hanoukkah et Noël, il y a Kwanzaa », nous explique le papier. Célébration militante qui raconte tout un pan des luttes civiques noires et leur récupération, Kwanzaa est née sur la Côte-Ouest au milieu des années 60 sous l’impulsion de Moulana Karenga et ses amis, des étudiants de l’université de Californie et militants du Black Power.
 
Apres l’assassinat de Malcom X, et les violences qui ont suivi dans le ghetto noir de Los Angeles, Karenga fonde « US » l’organisation nationaliste noire et révolutionnaire, rivale du Black Panther Party.
 
Karenga élabore alors une « philosophie communautaire panafricaine », qu’il appuie sur sept préceptes, au premier rang desquels, l’unité du peuple noir.
 
Fin 1966, il invite ses partisans à célébrer chacun de ces commandements durant chaque journée que durera la fête de Kwanzaa qu’il souhaite imposer comme une alternative aux Noël des Blancs. Il est d’ailleurs interdit à cette époque de célébrer Kwanzaa et Noël en même temps. Une ligne dure, et le passage en prison de Karenga, qui feront tomber la fête quelque peu dans l’oubli, avant de revenir à la fin des années 80. Bill Clinton, dans les années 90 sera alors le premier président à célébrer un joyeux Kwanzaa à ses pratiquants.
 
« Aujourd’hui, Kwanzaa a perdu sa dimension nationaliste et révolutionnaire, résume l’historien Pap Ndiaye dans Libération. « Institutionnalisée et commerciale, elle ajoute simplement une dimension multiculturelle à la séquence composite des fêtes de fin d’année ». Mais si depuis, chaque président s’est plié aux vœux de Kwanzaa, on doute que Donald Trump, le prochain locataire du bureau ovale, fasse de même. Alors avant que peut-être la tradition ne se perde : Joyeux Kwanzaa à tous les Afro-Américains.
 
Une fête de Noël sombre pour les Chrétiens d’Orient
 
C’est à lire dans Le Figaro, avec un chiffre qui parle de lui-même. Alors qu’ils représentaient 20 % de la population du Moyen Orient avant la Première Guerre mondiale, cent ans plus tard, les chrétiens d’Orient ne plus que 2 ou 3 %.
 
« Souvent annoncée écrit Le Figaro, la disparition de communautés entières est devenue une réalité ». Pour la première fois en 2 000 ans, il n’y a plus de chrétiens à Mossoul en Irak, chassés par le groupe Etat Islamique. Une histoire qui se répète, rappelle le frère Najib. En 1915, explique-t-il, les Ottomans ont fait exactement la même chose. « La violence de l’islam est récurrente, et depuis quelques années, elle va crescendo ».
 
Et l’éditorialiste du Figaro de se demander : « Entre deux agapes, au milieu des cris des enfants et des bouchons qui sautent, aurons-nous seulement une pensée, une prière, un geste pour eux ? »
 
Les journaux qui étaient partis à l’impression avant que ne tombe l’information de la nuit.
 
La mort d’une icône qui nous laissera un goût un peu plus amer de cette année 2016, grande faucheuse dans les rangs de la culture. George Michael est mort.
 
« Est-ce que 2016 peut aller se faire foutre MAINTENANT », écrit Madonna en lettres capitales sur le réseau social Instagram. On ne lui donnera pas tort.
 
« Before you go go ». « Last Christmas pour George Michael ». Les titres sont un peu faciles et téléphonés. Il a fallu publier vite dirons-nous. Du duo de Wham ! à une carrière solo parsemée de tubes comme « Careless Whisper » et « Faith », il a été l’idole des adolescents dans les années 1980, avant de devenir une superstar mondiale, vendant plus de 100 millions d’albums en presque quatre décennies. « Un chanteur et compositeur dont les mélodies sucrées cachaient une vie personnelle tourmentée », nous rappelle Le Monde. Un peu réducteur sans doute. Ouest France veut en tout cas voir en lui plus qu’une star en Une des magazines a scandale, et propose un papier sur les huit choses que vous ignorez peut être à son propos. Comme le fait que le duo qu’il signa en 1987 avec Aretha Frankin est le seul titre qui aura permis à la chanteuse d’atteindre le Top des charts anglais. Sans doute, ne savez-vous pas non plus qu’il a failli remplacer Freddie Mercury dans Queen apres son décès. Que son titre, « Last Christmas » a été repris plus de 400 fois, qu’en 1985 il a été le premier artiste occidental à se produire en Chine. Ou bien encore que sa musique, même aujourd’hui en 2016, est interdite sur certaines radios, au prétexte qu’elle ne serait pas adaptée à un jeune public. Pourquoi ? « La réponse se trouve peut-être du côté de l’homophobie », écrit Ouest France.
 
George Michael avait fait la Une des tabloïds anglo-saxons en 98, après son arrestation pour attentat à la pudeur. Une affaire de relations sexuelles dans des toilettes publiques qui le poussa, quelques mois plus tard à révéler publiquement son homosexualité avec le titre « Outside ». Gloires et déboires, n’est-ce pas finalement de cela, de ce bois-là, que sont faites les icônes pop que l’on aime ?