Vivement attaqué dans l’affaire de l’emploi d’attachée parlementaire de sa femme Pénélope, le candidat de la droite a contrattaqué hier soir à la télévision. Ton calme, regard déterminé, François Fillon « jouait très gros » hier soir sur TF1, souligne Les Echos. Le quotidien économique français y a vu un « changement total de braquet. Plus question de confiture et de tarte aux poires » !
L’emploi de son épouse ? Il était « légal », « réel », « il n’y a pas le moindre doute », retranscrit Le Figaro. François Fillon, au passage, a souligné que son épouse Pénélope avait « toujours travaillé à ses côtés, et ce depuis son premier mandat électif en 1981 », autrement dit avant-même d’être rémunérée. Le quotidien conservateur l’a du reste trouvé d’autant plus « pugnace » devant les caméras que François Fillon a prévenu qu’il « porterait plainte contre tout media affirmant que l’emploi de son épouse était fictif ».
Alors, oui, la riposte car, comme le souligne le journal L'Est Républicain, « toute la journée (d’hier), l'équipe du candidat (de la droite) a occupé le terrain. D'abord, l'annonce de la réplique. Puis le déplacement de l'avocat du candidat au pôle financier. Et, pour finir, l'incontournable JT de TF1 ».
Fillon : sincère et flou
Trop tôt pour mesurer si Fillon a convaincu, mais le journal Libération a trouvé ses explications « à la fois sincères et floues ». Et, aux arguments du candidat de la droite, ce quotidien proche de la gauche en France en ajoute un autre, qui lui est favorable : « c’est la première fois qu’il est mis en cause pour une irrégularité financière supposée ou réelle. La chose est suffisamment rare pour être soulignée », remarque Libé.
Alors, fini le « Pénélopegate » ? La « boule puante » n'a pas fini de « parfumer la campagne », prévient le journal L’Union…
  
« Boule puante » ? Dans son éditorial, le quotidien Le Monde rappelle que c’est le général de Gaulle qui, en 1965, avait appelé « boules puantes » ce genre d’affaires qui « minent en profondeur » la confiance des citoyens dans leurs dirigeants.
Et justement. Etant rappelé que ce sont justement ces « boules puantes » qu’a dénoncées François Fillon, le journal Le Midi Libre s’inquiète : « Pendant ce temps-là, il y en a une qui se frotte les mains », en référence, bien entendu, à la présidente du Front national Marine Le Pen. « Si l'affaire devait prospérer, elle profiterait d'abord à Marine Le Pen », confirme L'Alsace. 
  
Trump : la tornade blanche
Alerte aux Etats-Unis, la tornade Trump se déchaîne. Le nouveau président américain démarre son mandat en trombe. Et ça fait des vagues ! Le président mexicain Enrique Pena Nieto a logiquement annulé hier sa rencontre programmée avec Donald Trump. Lequel, il est vrai, lui avait lancé sur le réseau social Twitter ce bien peu diplomatique message : « si le Mexique n’est pas prêt à payer le mur (que Donald Trump veut ériger le long du Rio Grande jusqu’à Tijuana), ce serait mieux d’annuler la rencontre à venir », relève Le Parisien.
« Donald Trump s'était fixé cent jours pour abattre sa première besogne. Au rythme auquel il déboule, ce programme va se réaliser en dix… », s’effare Le Figaro. Et tant pis si « le bruit et l’agitation » émanant de « sa » Maison Blanche commencent à donner une impression de « chaos », Donald Trump avance « au pas de charge (…) Il défouraille, il liquide, il pulvérise (… Il) ne semble avoir peur de rien. Ne douter de rien, non plus », énonce Le Figaro.
Mais « est-elle tenable », cette charge ? Vraisemblablement pas, prédit ce quotidien. La fermeté a ses vertus, la brutalité ses limites, veut croire ce quotidien conservateur. Lequel se prend à souhaiter que l'exercice du pouvoir « polisse » le style du nouveau président. Toutefois, Le Figaro a comme un doute. Donald Trump « ne se pliera pas aux règles du monde ancien, prédit-il. Sous peine de subir sans peser, c'est un fait avec lequel il va falloir compter ».
  
C’est ainsi, soupire Le Télégramme, « l'homme le plus puissant du monde communique à tout va, twittant du matin au soir sur ses états d'âme et ses colères, ses décisions à venir et ses décrets tout juste signés, ses bons points à la presse qui l'encense (Fox News) et ses outrages à tous les autres médias, New York Times en tête ».
La tornade Trump ? Le journal Sud-Ouest y voit plutôt une « théâtralisation forcenée et calculée (qui) donne à ses décrets un retentissement démultiplié ».
  
Hand-ball : la tornade bleue
Une autre tornade est à la Une de la presse française ce matin, c’est l’équipe de France de hand-ball. C’est « la tornade bleue », s’enthousiasme L’Equipe ! Les handballeurs français sont qualifiés pour la finale du championnat du monde de ce sport qui se pratique en salle, ballon en main. Et le quotidien sportif est aux anges. Les Bleus sont « presque au paradis », lance-t-il d’une très biblique formule. « Le rêve est en marche », enchérit Le Parisien. Quel exploit !