Législative symbolique puisque c’est l’ancienne circonscription de Pierre Moscovici, poids lourd du PS devenu commissaire européen. Et le second tour dimanche prochain, le 8 février, opposera un candidat du Parti socialiste à une eurodéputée Front national. L’UMP, en revanche, est hors jeu et tout le monde attend de connaître la position du parti aujourd’hui.
Libération s’impatiente à la Une : « PS ou FN alors ? » « En tardant à donner une consigne de vote à ses électeurs, le parti de Nicolas Sarkosy enterre le Front républicain et laisse le champ libre au Front national. »
 
Libération parle de « la méthode Coué de l’UMP pour justifier son ni-ni » et liste les 5 arguments mis en avant pour mieux les démonter :
Argument 1 : « Le Front républicain, c’est mépriser nos électeurs en les infantilisant. »
Argument 2 : « Le Front républicain, c’est mépriser les électeurs du FN en les diabolisant. »
Argument 3 : « Le Front républicain, ça alimente les critiques du FN sur l’UMPS », tous pareils.
Argument 4 : « Quand on n’est ni PS ni FN, on ne vote ni PS ni FN. »
Argument 5 : « Un troisième député FN, est-ce vraiment si grave pour la République ? »
 
Une chose est sûre : « Face au FN, Sarkozy est à l’heure des choix », titrent le Parisien et Aujourd’hui en France, « un choix qui ressemble à un piège ».
 
Mais l’UMP refuse le piège du « Front républicain » semble leur répondre à la Une Le Figaro.
 
« Selon un sondage Ifop, réalisé pour le journal, 67 % des sympathisants de l’UMP souhaitent que le parti n’appelle à voter ni pour le PS, ni pour le FN. Alain Juppé, quant à lui, a fait savoir qu’en son âme et conscience, il voterait pour le candidat socialiste. »
 
« Sarkozy refuse de choisir entre FN et PS après l’élimination de l’UMP », confirme Le Monde qui estime que pour ce parti, « la déconvenue est sévère et prend la tournure d’un camouflet personnel pour Nicolas Sarkozy. C’est en effet la première fois depuis mai 2012 qu’un candidat UMP ne sera pas présent au second tour d’une partielle. »
 
Mais en fait, explique Le Figaro, cela fait déjà « 32 ans de casse-tête pour la droite » depuis les municipales de 1983 où à Dreux un RPR, parti ancêtre de l’UMP, est élu grâce à la fusion de sa liste avec celle du candidat FN Jean-Pierre Stirbois.
 
Le Figaro qui cite un conseiller de l’ancien président qui s’étonne que « Sarkozy soit encore considéré comme ce surhomme qui est censé faire gagner toutes les élections à son parti. »
 
Le quotidien L’Opinion n’hésite pourtant pas à titrer sur « le passage à vide de Nicolas Sarkozy. » « La contre-performance du Doubs est-elle le signe que la magie n’opère plus ? L’ex-chef d’Etat qui se veut “rassembleur” va en tout cas devoir gérer les turbulences à l’UMP. Nouvelle séquence délicate », c’est l’opinion du journal du même nom.
 
Elle est partagée par Le Parisien et Aujourd’hui en France : « La droite peine donc toujours à s’accorder sur une ligne officielle ferme et définitive en cas de duel FN/PS au second tour d’une élection », constate les journaux jumeaux, après les multiples déclarations d’Alain Juppé, mais aussi de Nathalie Kosciusko-Morizet, numéro 2 du parti ou de Laurent Wauquiez, numéro 3, qui ne sont pas sur la même longueur d’onde.
 
Dans la presse également, « les mal-logés toujours à la même enseigne »
 
Libération notamment relaie le rapport annuel de la fondation Abbé-Pierre qui montre « vingt ans de changements sur un problème qui par son ampleur, près de 700 000 personnes en France n’ont pas de logement personnel, est devenu un sujet de société. »
 
Le volumineux rapport de 300 pages a d’ailleurs été remis en main propre au président François Hollande. Il lira sans doute aussi le témoignage dans Libération de « Réginald, coursier à Strasbourg, il dort sous un pont, faute d’avoir obtenu un logement social pourtant promis. ». C’est d’autant plus dommage explique-t-il, que « 268 euros par mois, je pouvais payer. » « Mal Logement, l’état d’urgence », résume en titre Direct Matin.
 
Un manifeste lancé par des enfants harcelés et des parents de victimes
 
Le Parisien et Aujourd’hui en France relayent, eux, un manifeste lancé par des enfants harcelés et des parents de victimes qui veulent briser la loi du silence.
 
« Le harcèlement à l’école, c’est un fléau qui concernerait un élève sur 10, et la seule solution, c’est d’en parler. »
 
L’éditorialiste du Parisien rappelle que « le silence peut être un appel au secours. Celui dans lequel s’enferment des centaines de milliers d’enfants est parfois le signe d’un malaise profond. Trop souvent mis sur le compte de la crise d’adolescence, le mutisme de certains élèves traduit une situation de souffrance. La meilleure arme est donc le dialogue préventif. »
 
Plusieurs dossiers africains
 
Dans Libération, deux pages sur l’Egypte, et « le clan honni Moubarak de retour aux affaires. Le fils de l’ex-raïs et d’autres businessmen libéraux égyptiens, qui viennent d’être libérés, comptent regagner leur influence économique ET politique ».
 
Dans Le Monde, d’une part, un reportage sur « l’armée tchadienne qui s’attaque à Boko Haram ». « Face à l’incapacité du Nigeria à contrer les combattants de la secte islamistes, le Tchad, qui accueille des réfugiés par milliers, est désormais en première ligne », analyse l’envoyé spécial du quotidien.
 
D’autre part, un entretien avec le chef de la diplomatie marocaine Salaheddine Mezouar qui « justifie la reprise de la coopération judiciaire avec la France et revient sur une année de tension diplomatique. » « Le Maroc exige le respect et la considération », dit-il en substance, sans se priver de tacler une nouvelle fois son partenaire français. Pour Salaheddine Mezouar « il ne faut pas considérer sa liberté comme la seule vérité. La France n’est pas la conscience du monde. »
 
La performance de l’équipe de France de handball
 
Côté Sports, L’Equipe ne boude pas son plaisir et revient sur la performance de l’équipe de France de handball. Cinquième fois d’affilée championne du monde après sa victoire dimanche 1er février, face et au Qatar, confirmation qu’« en 10 ans, l’équipe de France a établi une domination totale sur le handball mondial. »
 
L’Equipe nous raconte ce matin « comment la bande de Claude Onesta a construit son règne ». « C’est l’histoire secrète, promet le quotidien, d’une dynastie. »
 
Un vénérable jeu de société, le Monopoly !
 
Enfin le Parisien met aussi à la Une un vénérable jeu de société, le Monopoly ! Vénérable puisqu’il célèbre ses 80 ans avec un coup marketing cette semaine d’une ampleur hors norme : 80 boîtes contiennent de vrais billets de 150 à 20 580 euros, et du coup, les clients se précipitent alors que février est traditionnellement un mois creux pour les jeux de société…