« Enfin dans le vif du sujet ! » s’exclament Les Dernières Nouvelles d’Alsace. « Le gouvernement va passer aux choses vraiment sérieuses et concrètes [...]. La réforme du Code du travail est évidemment la plus emblématique. La plus inflammable aussi. »
C’est même « la mère de toutes les batailles » estime le Figaro. « Lestée d’un Code du travail élaboré après-guerre   autant dire du temps de la préhistoire  , la France est entrée dans le monde moderne, celui du numérique et de la mobilité, avec des boulets aux pieds », poursuit le journal. [...] Nos entreprises se débattent dans un enfer réglementaire, d’une rigidité unique au monde. Encore faut-il mener ce projet à son terme, sans le dénaturer. Cela suppose de résister aux assauts de la CGT et surtout de Jean   Luc Mélenchon, qui promettent une bataille sans merci. »
« Ma vie en CDD »
« La précarité pour tous ? » interroge pour sa part Libération. Le quotidien donne la parole à des actifs précaires. Greg, par exemple 32 ans, en CDD dans un hypermarché : « Selon lui, (cela) présente quelques avantages : “Si le travail nous déplaît, on est libre, on se barre”. Mais les handicaps sont plus lourds : “Par exemple, pour louer un appart, c’est compliqué, [...] je vis d’une semaine sur l’autre, je n’arrive pas à faire de projets. ” Il y a aussi Christophe, 56 ans, musicien, qui a “du signer près de 3 000 CDD depuis 1981 ! ”. Ou Amaury, 42 ans, en intérim dans le secteur du bâtiment, qui redoute les “périodes creuses, de plus en plus longues, surtout en hiver. ” Quand on n’arrive pas à boucler un mois de travail entier, ou qu’on n’a pas de travail du tout, on essaie de positiver, on se dit qu’on va prendre un peu de vacances… Mais très vite, si ça ne redémarre pas, on s’inquiète, on se tend de l’intérieur. » »
C'est confirmé : Emmanuel Macron s'adressera au Parlement réuni en Congrès à Versailles lundi. La veille de la déclaration de politique générale d'Edouard Philippe devant l'Assemblée.
« Le congrès de la discorde », pour Le Parisien. « Du jamais vu ». « Il a osé ! ».
Et c’est une bonne chose selon Les Echos, c’est même « logique » : « Macron a raison de parler aux Français. C’est le moment pour lui, avant la pause estivale, de passer d’un discours de candidat à un discours de président et d’indiquer quelle sera la colonne vertébrale des cinq ans à venir, écrit le journal. Les rencontres avec Vladimir Poutine à Versailles puis avec Donald Trump à Bruxelles, comme le sommet européen lui ont permis d’esquisser à grands traits ce que seront ses choix internationaux [...] En revanche, rien d’aussi précis pour l’instant sur la scène intérieure. »
Un « Roi Soleil »
« Un congrès, quelle drôle d’idée ! s’exclame Ouest France. Pour autant, “réunir le Congrès, sans nécessité impérieuse, obéit à une lecture des institutions, une conception du pouvoir qui a fait l’objet de longs échanges entre le Président et son Premier ministre avant la présidentielle. [...] Édouard Philippe n’est pas dans la rivalité avec Emmanuel Macron. Il s’assume totalement comme exécutant d’un projet” avance le quotidien.
Ce n’est pas l’avis de La Charente Libre, pour qui “ce calendrier installe Emmanuel Macron en majesté [...] ne laissant que des miettes politiques à un Premier ministre en charge de l’exécution”.
Même référence pour Paris-Normandie : “En choisissant sciemment de précéder de vingt-quatre heures le locataire de Matignon, Emmanuel Macron manque de politesse et de respect [...] Le président ne se voit plus seulement ‘jupitérien’, il se rêve aussi en roi Soleil.”
Un émouvant témoignage de l’envoyé spécial du Figaro en Irak. Il raconte ce tragique 19 juin, ce jour où il a perdu trois de ses camarades et confrères.
“Un jour noir au cœur de la bataille de Mossoul”. “Je me réveille brutalement d’une nuit courte, d’un sommeil confus, empli des rumeurs de la guerre, les coups sourds des bombardements, le crépitement sec des armes à feu”, raconte Samuel Forey. “Nous sommes ce matin aux côtés de ces troupes de choc, prêts à couvrir l’assaut final. Cet accès exceptionnel a été grandement facilité par Véronique Robert, journaliste, consultante, qui aimait le combat, les combattants, et le Chanel Numéro 5”. Il y avait aussi Bakhtiyar Haddad, journaliste et fixeur kurde irakien, “gars solide, hâbleur, fils d’intellectuel, voyou d’Erbil au coup de poing facile, footballeur au pied d’or, calligraphe éclairé, excellent traducteur, toujours avide d’apprendre [...] Malheur à l’audacieux qui chatouillait sa sensibilité d’écorché. Ou à l’inconscient qui éraflait sa légendaire Mercedes.” Et puis il y avait encore le cameraman Stephan Villeneuve, “rond de corps et de caractère”, qui affirmait : “Au Moyen-Orient, il faut tout réapprendre à chaque conflit. C’est toujours pareil, et c’est toujours différent.”
“Le monde éclate”
“À 7 heures, l’attaque commence”, poursuit le reporter. “Auparavant, les jihadistes attaquaient à coups de voitures-suicides, ces bombes roulantes jetées sur les troupes. À présent, l’explosif qu’ils ne peuvent placer dans les véhicules se retrouve dans des mines artisanales qui sautent au moindre contact.” Et soudain, “le monde éclate.”
Au Japon, un handicapé contraint de ramper pour monter dans un avion
Cela fait bondir L’Humanité, qui raconte : “Une compagnie aérienne à bas prix a forcé un homme en fauteuil roulant à gravir les 17 marches de l’escalier montant à l’appareil. Un employé [...] lui a expliqué que les règles de sécurité l’empêchaient de le porter jusqu’à la cabine. Le Japon est souvent présenté comme un pays où politesse et respect d’autrui font force de loi”, accuse l’Huma. “Pourtant, dans l’archipel, la productivité est reine et cette seule règle conduit à perpétuer de lourdes discriminations envers des pans entiers de la population perçus comme incapables de participer à l’effort collectif.”
Encore des commentaires sur l’affaire de ce général soupçonné de partir en weekend end avec un Alpha Jet, depuis Bordeaux jusque dans sa maison de Provence.
Affaire révélée par Le Canard enchaîné hier. Dans son billet décalé ce matin, L’Opinion estime qu’ “hélas, seul le mauvais côté des choses est mis en valeur. D’abord, il est réconfortant de constater que nos généraux savent toujours piloter. Ensuite, dans ce monde bouleversé, des valeurs comme le sens de la famille et de la propriété sont encore respectées : l’emprunt des avions l’était dans ce but. En fait, le vrai coupable est l’inadaptation des voies de transport : passer des heures en voiture ou en train pour humer de la lavande aurait été tout bonnement inhumain.”