Certains font les comptes ce matin. Combien Neymar va-t-il rapporter ? Parce que combien il a coûté, on le sait déjà : 222 millions d’euros. Mais puisqu’on vous dit que c’est un investissement, répètent en chœur plusieurs journaux ce matin. Les Echos dresse d’ailleurs la liste de tous les bénéfices attendus.
Déjà, « Neymar fait vendre », écrit le quotidien. « Des maillots, on l’a bien vu hier dès l’ouverture des boutiques du club. Des billets dont le prix va sans doute augmenter », prédisent Les Echos.
Ensuite, le PSG va voir sa notoriété grandir. Ce qui veut dire nouveaux contrats publicitaires et nouveaux marchés, notamment en Asie. Et puis, grâce au joueur brésilien, la Ligue 1 va devenir plus intéressante. « La Ligue de football professionnel va donc certainement renégocier les droits TV des matchs à l’international », affirment Les Echos.
Enfin, il y a les impôts que l’Etat français va percevoir. La TVA sur les maillots vendus. Et puis « pour un salaire de 30 millions d’euros par an, le PSG devrait verser quasiment la même somme à l’Etat », se réjouissent toujours Les Echos. Et ce que Neymar, lui, va payer comme impôts ? On ne sait pas. Nul doute que le joueur saura s'entourer d'experts de l'optimisation fiscale.
Cette somme a quand même du mal à passer
« Je suis sidérée, c’est trop pour un seul homme », explique Martine Laleous, une retraitée interrogée par Le Parisien-Aujourd’hui en France qui s’interroge sur les dessous du transfert, et notamment sur les liens entre le Qatar et des organisations terroristes. Une accusation utilisée récemment par l’Arabie saoudite et ses alliés afin de justifier la rupture des relations diplomatiques avec le Qatar.
« Et c’est cette crise qui explique le transfert aujourd’hui de Neymar », décrypte Jean-Baptiste Guégan toujours dans Le Parisien-Aujourd’hui en France. Ce professeur en géopolitique du sport explique que « c’est une manière pour le Qatar de s’affirmer sur la scène internationale », un « coup de com » donc.
Mais le PSG et le sport en général, c’est aussi « un investissement à plus long terme pour le Qatar », soutient Jean-Baptiste Guégan. « Quand les réserves gazières s’épuiseront d’ici quarante ou cinquante ans, le pays devra être une plaque tournante internationale du sport professionnel », explique-t-il. Prochain objectif du Qatar dans cette optique : les JO de 2032 !  
Le Venezuela également en Une
« Une assemblée à 100 % pro-Maduro, dans un pays qui rejette à 80 % l’action de son gouvernement, va ainsi rédiger une nouvelle Constitution “encore plus socialiste”, a promis (ou menacé) le gouvernement », se désole Libération. Une assemblée dont l’« élection semble entachée de plus en plus d’irrégularités », écrit Le Figaro. Tout d’abord, la société Smartmatic chargée du scrutin affirme qu’au moins un million de voix ont été manipulées. Ensuite, selon Reuters, « l’examen des données de la commission électorale montre que seuls 3,7 millions de Vénézuéliens avaient voté à 17h30 dimanche dernier ». Comment croire alors que trois heures plus tard, à la fermeture des bureaux de vote, ils étaient 8,1 millions à avoir glisser un bulletin dans l’urne, comme l’affirme le gouvernement ? D’autant, insiste Le Figaro, que « l’opposition n’a participé à aucune des procédures de vérification du scrutin ».
Le Figaro a interviewé l’ambassadeur vénézuélien
Le ton des réponses en dit long sur l’impossible dialogue entre le gouvernement et l’opposition, et la fuite en avant vers toujours plus de violences qui est à redouter. Quand on parle à Michel Mujica des victimes depuis le début des manifestations   plus de 100 morts   il répond que l’opposition est responsable de certains de ces décès. « Il y a des manifestants violents qui ont essayé de brûler des gens parce qu’ils “ressemblaient à un chaviste” », affirme l’ambassadeur.
Quand Le Figaro l’interroge sur l’épisode du 5 juillet, lorsque des partisans de Nicolas Maduro ont agressé à coups de barre de fer des députés de l’opposition, il rétorque que les gardes du corps, eux aussi, ont été violents. Bref, à chaque fois, loin de s’interroger sur la responsabilité du pouvoir, il rejette la faute sur l’opposition et n’esquisse aucune solution pour sortir de la crise.
Face à cette situation, les condamnations se multiplient
Le Vatican, les Etats-Unis, l’Union européenne, la France, l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay (qui vont suspendre le Venezuela du Mercosur aujourd’hui)... Le Figaro et Libération dressent la liste des pays qui se sont prononcés.
Mais une voix manque à l’appel, regrette La Voix du Nord : celle des Insoumis en France. « Jusqu’où le Venezuela devra sombrer vers la dictature, la violence et la faillite économique pour entendre Jean-Luc Mélenchon et ses amis rompre franchement avec ce modèle devenu un repoussoir », s’interroge le quotidien régional.
Une note plus légère pour terminer
Pour être à la mode, il faut être tisane. Mais attention, on ne dit plus « tisane », mais « infusion ». Tisane, ça fait mamie. Le marketing est passé par là. En tout cas, l’infusion, ça reste un remède de grand-mère : c’est bon pour « la ligne, la libido, le sommeil ou les pets intempestifs », nous explique Libération. C’est bon aussi pour l’économie. Grâce à cette nouvelle mode, c’est tout un patrimoine, celui de la culture des plantes, et un savoir-faire français qui sont en train de revivre.