C’est ce que craint Le Parisien Dimanche. « Un nouveau record d’abstention risque d’être battu ce soir », à l’issue du deuxième tour des législatives. Alors, que faire ? « Faut-il rendre le vote obligatoire ?, interroge en Une ce journal. Peut-on encore parler de suffrage universel quand plus de 50 % des électeurs potentiels ne se déplacent pas pour prendre part au scrutin ? »
Anticipant lui-aussi une « abstention de masse », Le Figaro Magazine le souligne. « C’est une première : jamais l’abstention n’a atteint les 50 % à une élection législative, remarque cet hebdomadaire. Mais c’est aussi le résultat d’une inexorable évolution : depuis vingt ans, l’abstention grossit. Elle a touché d’abord les élections les moins enracinées, les européennes et les régionales, puis elle a atteint les municipales, et enfin les législatives. Seule la présidentielle reste sacrée et engrange les taux de participation d’antan. »
Et cette « vague » abstentionniste qui grossit d’un  scrutin l’autre « a atteint les législatives à partir de 2001, relève encore Le Fig Mag. Avec l’instauration du quinquennat et l’inversion du calendrier, l’élection des députés est devenue une simple confirmation de la présidentielle. Les Français sont monarchistes et légitimistes : le roi républicain élu, ils le laissent désigner les députés. Les partisans du nouveau monarque votent pour ses candidats ; ses adversaires se retirent. Par préséance ! », énonce Le Figaro Magazine.
Macron : jupitérienne révolution
Cela veut bien dire probablement pas de surprise, ce soir, à l'annonce des résultats… Ça n'est bien sûr ni le lieu ni le moment d’en parler, puisque le scrutin est en cours, mais, sans être grand clerc, on peut sans doute prédire un dimanche paisible à Emmanuel Macron.
La semaine dernière, ici même, nous évoquions le « dégagisme », c'est-à-dire « une version douce de la Révolution française qui a permis aux sans-culottes d'envoyer à l'échafaud les citoyens dont la tête de leur revenait pas », explique Le Point. Emmanuel Macron, lui, c'est la Révolution française « sans la guillotine », complètent cet hebdomadaire. Cette révolution « n'a encore tué personne physiquement. Mais le résultat est apparemment le même qu’en 1789 : une classe politique en a remplacé une autre. Toutes les anciennes élites politiques ont été raccourcies dans les urnes par la "faucheuse" virtuelle de la République en marche ».
Dimanche dernier, à 19h55, « les premières estimations des législatives s'affichaient sur les écrans : la majorité absolue était déjà acquise, c’était un tsunami qui se préparait au second tour, énonce L'express. Un tsunamacroni ».
A la fin de la boucle électorale ce soir, en tout cas, Emmanuel Macron aura réussi à changer de statut. « Il était Brutus, le voilà devenu Jupiter, résume Marianne.
« Jupiter » qui fut auparavant « Brutus » ? L’allusion de cet hebdomadaire se rapporte bien sûr à son prédécesseur François Hollande, qu’Emmanuel Macron aurait « trahi ». Mais ça, c’était avant…
Mélenchon : l’assassinat de Hollande
François Hollande, justement, il en est question cette semaine dans la presse. C’est Jean-Luc Mélenchon qui parle de l’ancien président, pour, sans surprise, en dire du mal, mais alors beaucoup de mal. Et c’est dans le magazine Society que le chef de La France insoumise règle ses comptes avec son ancien camarade au Parti socialiste François Hollande. « Un pauvre type. La plus éminente médiocrité du PS des années 2000. La bureaucratie satisfaite d’elle-même. Il (…) est passé d’un poste à l’autre, fondu dans la grisaille. Mais il est marrant, toujours la blagounette aux lèvres. Personne ne faisait attention à lui. (…) Personne ne se préoccupait de lui. (…) Mais lui, pendant ce temps-là,  une petite pizza avec celui-là, des raviolis avec l’autre (…) Il a été au bon endroit, au bon moment  », bucheronne Mélenchon en parlant de François Hollande dans Society.
Et quand ce journal lui demande pourquoi l’ancien président a changé d’avis sur une requête que lui avait présenté Jean-Luc Mélenchon, ce dernier déclare que François Hollande est « le genre de gars qui devait arracher les ailes des mouches quand il était gamin. C’est ça, sa psychologie. Ca l’amuse de rouler les gens et de les voir se débattre ». N’en jetez plus !
Beatles : le Sergent Poivre a 50 ans
Anniversaire dans la pop-musique, celui de l’album des Beatles « Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band ». C’était il y a cinquante ans… Toute une époque. Cet album des Beatles, c’est un « chef-d’œuvre », estime L’Obs. Il a été enregistré en février 1967 au studio d’Abbey Road, à Londres. « Aujourd’hui, trois de ceux qui ont participé à sa création –John Lennon, George Harrison et (le producteur) George Martin - ne sont plus là pour souffler ses bougies », regrette Le Figaro-Magazine.
« Considéré à juste titre comme l'un des plus grands albums de l'histoire de la pop, il a également longtemps été reconnu comme le meilleur des Beatles », souligne cet hebdomadaire. 1967, « c'est durant cette année-là, l'année du Summer of love et du psychédélisme, que les Beatles atteignent leur pinacle et évoluent à des sommets qu'ils n'allaient plus fréquenter qu'occasionnellement jusqu'à leur séparation trois ans plus tard ».
À l'occasion de ce cinquantenaire, ce journal a fait le voyage à Liverpool, fief des Beatles, où « ils sont plus présents dans la ville que Bernadette Soubirous à Lourdes. (…) Magasins de souvenirs, chanteurs des rues reprenant leur tubes, musée, musique dans les restaurants comme dans les pubs, hôtels à leur effigie, leur présence est partout ».
Et pour cause, « c'est ici que sont nés quatre garçons « fabuleux » ayant vendu - ils sont les seuls à jouer dans cette catégorie – plus de deux milliards de disques dans le monde entier », dénombre Le Figaro Magazine !
Voici : trente ans de potins
Autre anniversaire, celui d’un magazine people bien connu, qui souffle ses trente bougies. Le magazine « Voici », qui se présente comme « féminin » et « people ». Son premier numéro en kiosque est en effet sorti en 1987. Trente ans plus tard, quoi qu’on en pense, « Voici » est une réussite. Bon anniversaire !