On se pose de nombreuses questions après le massacre dans une école primaire. C’est un lycéen en rupture scolaire qui a ouvert le feu, tuant 19 enfants et 2 enseignants, avant d’être abattu par les policiers.

Le Parisien/Aujourd’hui en France nous en dit en plus sur son parcours. Le jeune homme vivait chez sa grand-mère, après avoir été expulsé de son foyer par sa mère. Décrit comme « sombre et solitaire », il venait d’avoir 18 ans, la semaine dernière, et, le jour même de son anniversaire, il s’était acheté deux fusils d’assaut. Le Figaro s’interroge : « Comment est-il possible d’acquérir de telles armes de guerre alors que l’on n’a pas le droit de commander une bière avant 21 ans ? De traverser les mailles d’un filet de sécurité minimal, quand il est plus difficile encore d’adopter un chien ? »

« Les armes à feu, premier ennemi des jeunes », résume Libération en s’intéressant à une étude publiée le mois dernier selon laquelle plus de 4300 enfants sont morts par armes à feu aux États-Unis en 2020. C’est près de 30% de plus qu’en 2019. Le président Joe Biden pose la question frontalement : « Quand, pour l’amour de Dieu, allons-nous affronter le lobby des armes ? »

Pour autant, Libération fait preuve d’un certain scepticisme : « les appels à l’action de Joe Biden et de Kamala Harris n’ont aucune chance d’être suivis d’effet dans la mesure où les démocrates ne disposent pas au Sénat d’une majorité suffisante pour modifier en profondeur la législation fédérale aux États-Unis, et espérer ainsi réduire la fréquence des tueries. »
À la Une aussi, la politique nationale à l’approche des législatives
En une de Libération, les visages de deux hommes bien connus : à gauche Jean-Luc Mélenchon, à droite Emmanuel Macron, au centre ce titre : « les meilleurs ennemis ». Et l’histoire pourrait ressembler à un conte. Le quotidien plante le décor : « Il y a d’un côté l’incarnation de l’élite triomphante et de l’autre le représentant du peuple en souffrance (…) Jupiter face au tribun. » « Mais l’histoire n’est pas si simple », poursuit Libération qui explique qu’en 2017, « ils jugent que ce qu’ils racontent l’un et l’autre est bien plus intéressant que ce que racontent tous les autres réunis. Et dans les coulisses, les numéros de portable sont échangés. » « Il y a une forme de respect intellectuel entre eux (…) à les voir, comment imaginer un seul instant qu’ils sont rivaux ? », interroge le journal.

Il faut dire que pour Le Monde, « le chef de l’État n’a cessé d’adapter son discours en fonction de ses adversaires » et joue donc une « valse à trois temps » car « en l’espace de deux mois seulement, le locataire de l’Élysée a joué trois partitions différentes, accréditant au passage son image de "président caméléon", aux convictions malléables ». Sont ainsi évoquées les idées empruntées au parti Les républicains puis les promesses en faveur de l’écologie avant de désigner la Première ministre, le rapprochement avec la gauche au moment de la constitution du gouvernement et maintenant il tente « d’attirer l’électorat social-démocrate ou écologiste modéré ». Une valse au tempo bien rapide qui « risque de donner le tournis aux Français », conclut l’article.

Ouest-France n’a pourtant pas oublié les promesses du président et liste les défis écologiques à relever pour la France. Il faudrait notamment investir au moins 25 milliards d'euros par an pour parvenir à la neutralité carbone, c'est bien plus que les 10 milliards évoqués par Emmanuel Macron. La protection de la biodiversité est aussi évoquée via la diminution des pesticides et l'arrêt du glyphosate.

Fin de la controverse autour d’un maillot de bain, le fameux burkini

Ce maillot de bain couvrant dont le port devait bientôt être autorisé dans plusieurs piscines de Grenoble. Hier, le tribunal administratif de la ville a suspendu cette disposition, estimant qu’elle « (porte) gravement atteinte au principe de neutralité du service public ». Le Figaro consacre deux pages au sujet, proposant une « enquête sur les militants du burkini ». Son port est déjà autorisé dans plusieurs villes déjà, et notamment en Charente-Maritime, dans l’ouest de la France, à Surgères, depuis 2019, et dans l’indifférence générale. Mais depuis, le sujet a fait la Une et si l’autorisation reste de mise, le mot a disparu des textes. « Aucune femme n'aurait jamais porté le moindre burkini à Surgères et si c'est le cas, ça n'a pas fait de vague », conclut un élu.

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