« Vers un duel Trump Clinton. Les deux favoris ont creusé l’écart », rappelle Les Echos « Le Super Tuesday s’annonçait comme un pivot du marathon des primaires. Et bien " il a tenu ses promesses. »
 
Clinton d’un côté, Trump de l’autre... Mais, s’interroge Libération « Après son carton au Super Tuesday, le milliardaire américain, désormais favori à l’investiture républicaine, va-t-il être rattrapé par ses casseroles ? ».
 
Le quotidien détaille 5 affaires qui pourraient le rattraper, voir le faire tomber : D’abord, « ses liens avec la mafia avec qui il est soupçonné d’avoir fait affaire pour bâtir son empire. »
 
« Même si dans les années 80, aux Etats-Unis, il était impossible pour un promoteur d’éviter tout contact avec la mafia, qui contrôlait l’industrie du bâtiment sur la côte Est. Trump aurait entretenu avec le crime organisé des relations bien plus étroites que nécessaire »
 
« L’emploi de travailleurs étrangers précaires, ensuite, alors que Trump a bâti sa campagne sur la lutte contre l’immigration. Le New York Times a mis au jour un système d’embauche de travailleurs étrangers dans le club privé de Donald Trump à Palm Beach, en Floride... Dix-sept américains y ont été embauchés depuis 2010, alors que le club a déposé plus de 500 demandes de visa pour travailleurs étrangers, en particulier des roumains.... »
 
Les autres casseroles ? « Des faillites en série avec quatre banqueroutes, des procès pour tromperie voire arnaque et un soutien des ultra-nationalistes blanc américains ».
 
Mais au fond, qui est ce Donald Trump ?
 
Pour La Charente Libre, « Il a l’âge de Juppé, le culot de Tapie et le discours de Le Pen ». Soit. Mais encore ? Selon La Montagne « Il révèle le malaise d’une Amérique blanche, rurale, religieuse, angoissée par la mondialisation. »
 
Dans son éditorial, Libération explique : « Le candidat Trump a deux visages. Le premier est prêt à toutes les injures et outrances pour s’attirer les suffrages de la base républicaine. [...] Est-il pire que ses concurrents républicains ? C’est loin d’être évident. Trump, c’est son second visage, n’est pas un idéologue, il est seul, et les républicains sérieux se verraient bien le coacher s’il parvenait à la Maison Blanche. Beaucoup voient en lui un charlatan qui joue au conservateur pour les primaires. »
 
Johan Hufnagel de poursuivre dans Libération : « Ted Cruz, qui n’a rien à envier à Trump sur la rhétorique anti-islam et anti-immigration, est bien plus extrémiste. Faut-il avoir davantage peur d’un opportuniste démagogue qui surfe sur toutes les peurs ou d’un ultraréac religieux minoritaire ? »
 
Alors, Donald Trump d’un côté et Hillary Clinton de l’autre... « Quoi qu’il arrive, reprend La Montagne, cette campagne laissera les sillons profonds qui rident l’Amérique, ceux de l’émergence des anti-systèmes, populistes ou semeurs de chimères. »
 
Le Figaro évoque un autre scénario.... « Le milliardaire pourrait désormais recentrer son discours et Trump pourrait même devenir le rassembleur des républicains, car désavouer Trump déboucherait presque inéluctablement sur une explosion du parti ». « Mon pari est que les pragmatiques prendront le dessus et rallieront Trump pour battre Hillary », a confié au Figaro, l’ancien conseiller de Reagan Pat Buchanan.
 
Mais conclut La République des Pyrénées, « L’ascension de cet homme a fait une heureuse : Hillary Clinton, la candidate démocrate. Elle voit s’ouvrir devant elle un boulevard. »
 
La droite française en campagne au salon de l’agriculture
 
Hier, ils ont évité de se croiser mais « Sarkozy, Fillon et Le Maire parcouraient les allées du salon pour chercher à convaincre les agriculteurs de la pertinence de leurs propositions pour 2017 », écrit Le Figaro. « Nicolas Sarkozy, le premier sur les lieux hier, sait pertinemment combien les images produites Porte de Versailles sont importantes. Lui-même y a laissé des plumes. » C’était en 2008, rappelle Le Parisien, « l’époque du casse-toi pauv’con semble révolue... aujourd’hui Sarkozy évite les sifflets ».
 
Du coup, l’ancien président a condamné « la violence, qui n’est jamais une bonne chose », mais a aussi trouvé des explications, si ce n’est des excuses, aux agriculteurs qui avaient sifflé François Hollande. Rapporte Le Figaro.
 
Pourtant, « Les éleveurs restent dubitatifs ». « Vous ne pensez qu’à la primaire et vous n’êtes présents qu’au moment du Salon de l’agriculture ». Les commentaires sont sévères dans Le Figaro. « Hollande, Sarko, Le Pen… Ils viennent au Salon de l’agriculture tous les ans, mais nous, on ne sait pas si on sera encore là l’année prochaine. »
 
« Des agriculteurs qui expriment leur lassitude face au défilé des politiques. », insistent Les Dernières Nouvelles d’Alsace, car « Les politiques n’arrivent plus à rassurer ».
 
Aujourd’hui d’autres candidats aux primaires à droites sont attendus au salon de l’agriculture : Alain Juppé, Nadine Morano et Hervé Mariton.
 
Loin du Salon... Ouest France consacre plutôt sa Une à un entretien exclusif avec le souverain pontife... Le Pape rencontrait mardi une délégation de 32 catholiques de gauche français. Une heure et demi de discussion où il a été question de l’Europe : « Le seul continent qui puisse apporter une certaine unité au monde », selon lui. De façon plus surprenante François a estimé que« La France doit devenir un Etat plus laïc. »
 
« Votre laïcité est incomplète. dit-il, car elle résulte parfois trop de la philosophie des Lumières, pour laquelle les religions étaient une sous-culture. Et la France n’a pas encore réussi à dépasser cet héritage »... Entretien à lire dans Ouest France donc, Mais également dans La Croix et l’hebdomadaire La Vie...
 
Pour finir la France est-elle « empreinte de la culture du viol » ?
 
Non, c’est non ! Ce slogan est toujours d’actualité, Nicolas. Alors que près de 100 000 viols ou tentatives de viol ont lieu chaque année en France. Libération explique que « le viol reste un crime minoré, voire banalisé, au sein de la société... dans une enquête récente, quatre Français sur dix estiment toujours que la responsabilité du violeur est atténuée si la victime a une attitude provocante. »
 
« Des stéréotypes sexistes, des idées reçues et une constante : les victimes seraient aussi en partie des coupables... Un constat accablant qui n’est pas une surprise », conclut L’Humanité. Hélas, pourrait-on dire.