C’est une « priorité absolue », affirment le ministre français de l'Intérieur et son homologue britannique dans une déclaration commune publiée par Le Journal du Dimanche. « Nos deux gouvernements sont déterminés à y parvenir, et à y parvenir ensemble », affirment Bernard Cazeneuve et Theresa May. Selon eux, « toute réponse pérenne aux pressions migratoires repose sur la réduction du nombre de personnes qui quittent l'Afrique pour rejoindre l'Europe pour des raisons économiques », lit-on dans le JDD.
Nucléaire : la Chine dans Areva 
Des Chinois bientôt dans le nucléaire français. A en croire Philippe Varin, c’est pour l’an prochain.. Le président d’Areva dit au Journal du Dimanche être prêt à en ouvrir le capital aux électriciens chinois CGN et CNNC.
Car la France a besoin d’argent. Et si l’Etat actionnaire prévoit bien d’augmenter le capital d’Areva l’an prochain en y injectant deux milliards de plus, « Areva assure que ce sera insuffisant », énonce le JDD. « La Chine est incontournable pour Areva, dit en conséquence Philippe Varin à l’hebdomadaire. C'est maintenant qu'il faut nouer des alliances, car elle est en croissance et a besoin de technologies ». Dans les quinze ans qui viennent, les Chinois construiront « une centaine de réacteurs, souligne Le Journal du Dimanche, c’est deux fois plus que le parc nucléaire français, et (ils) occuperont 50% du marché mondial ».
Sahel : la garde-montante française
Dans le Sahel, les militaires français sont toujours en opération non loin de la frontière libyenne. Reportage de L’Express sur la base de Madama, où « la France est aux avant-postes ». Ca n’est pas « le désert des Tartares », du nom de ce chef d’œuvre de la littérature que l’on doit à l’écrivain italien Dino Buzzati, c’est même « aux antipodes » de ce récit légendaire, dit à L’Express le général Jean-Pierre Palasset, qui commande les soldats français de l’opération Barkhane. Et on veut le croire. Mais à la lecture de ce reportage, on mesure le vertige de cette mission qui s’étend sur pas moins de cinq pays sahéliens – Mauritanie, Burkina Faso, Mali, Niger, Tchad – soit la surface de l’Europe, de Lisbonne à Helsinki, que les 3 500 hommes du dispositif français doivent « couvrir ». A son tour, L’Express évoque les sables, la chaleur, le taux d’usure « décuplé » des matériels, et cette base de Madama qui s’apparente à un « crash perpétuel », si loin, si proche pourtant de ce que l’hebdomadaire appelle le « supermarché criminalo-jihadiste » libyen où nul, « à ce stade », n’envisage de « s’aventurer ». A se demander ce qu’il faut comprendre par l’expression « à ce stade ».
Grèce : la charge de Jürgen Habermas

C’est d’ordinaire un philosophe très discret, mais le comportement de son pays l’a irrité. Dans une virulente charge contre l’attitude de l’Allemagne dans la crise grecque, Jürgen Habermas, 86 ans, dit tout haut ce qu’il a sur le cœur. Après avoir parlé au journal britannique The Guardian, le philosophe allemand fustige dans L’Obs le comportement de l'Allemagne à l'égard de la Grèce, qu’il juge « brusque et teutonique » !
Selon ce penseur de la construction européenne, la réaction « abrupte » de l’Allemagne « visant à aboutir à un Grexit » (ndlr : sortie de la Grèce de la zone euro) a été « indigne ». Sans ménagement, Habermas fustige dans L’Obs les « reflexes anticommunistes primaires » du gouvernement allemand, étant rappelé que, lors de son entretien au Guardian, le philosophe allemand avait dit que l’accord sur la dette grecque était « préjudiciable », qu’il n’avait « pas de sens en termes économiques », et qu’il était « scandaleux ».
Hollande : épiphanie estivale
C’est l’été, mais pour François Hollande, c’est le printemps ! Le président remonte dans les sondages. Selon une enquête Ipsos pour Le Point, la cote de popularité du chef de l’Etat, en juillet, a gagné six points par rapport à juin pour s’établir à 26% d’opinions favorables. Celle du Premier ministre Manuel Valls est en hausse de quatre points, pour atteindre 41% de bonnes opinions.
Sarko : bling-bling corse
C’est aussi, l’été, les vacances. Et c’est en Corse que Nicolas Sarkozy s’offre les sienne, dans un coûteux havre de verdure et de paix, le domaine de Murtoli. Comme le révèle Le Canard enchaîné, l’ancien président de la République et son épouse Carla Bruni ont pris leurs quartiers d’été dans ce « petit coin de paradis de 2 500 hectares (…) où le client est accueilli dans 17 luxueuses bergeries avec vue imprenable sur la mer ». Nicolas Sarkozy en a choisi une équipée d’une piscine, d’un sauna et d’un hammam. Prix à la semaine au mois d'août : 34 200 euros. Puis, le tarif est dégressif : 61 700 euros pour deux semaines, 90 500 euros pour trois semaines et 116 600 euros pour un mois. « Sans le petit déjeuner », souligne au passage l'hebdomadaire satirique.
Houellebecq : un destin français
C’est un retour remarqué qu’effectue cette semaine Michel Houellebecq. L’écrivain ne s’était plus exprimé depuis les attentats de janvier dernier en France. Le voilà qui refait surface. Le Figaro Magazine publie le premier d’une série d’entretiens avec l’auteur des Particules élémentaires, dont le dernier roman, Soumission (Flammarion), était sorti en librairie le 7 janvier, le jour-même de l’attentat des frères Kouachi à la rédaction de Charlie Hebdo. Interrogé sur ce télescopage d’événements par le Fig Mag, Michel Houellebecq médite sur le destin.
« On peut, dans une certaine mesure, croire rationnellement au destin, dit-il à l’hebdomadaire. Jung et le physicien Pauli, qui ont écrit un livre passionnant sur la synchronicité, propose une explication du principe d’existence des coïncidences. Mais c’est bien de l’effroi que l’on ressent lorsqu’on est pris soi-même dans un mécanisme de coïncidences arrangées par une intelligence inconnue », ajoute l’auteur de Plateforme. Qui se dit « certain (d’être) intelligent, plus que la moyenne, sans être d’une intelligence exceptionnelle » et « certain (d’être) plutôt plus honnête que la moyenne ».
Michel Houellebecq ne se sent « pas du tout européen. Je me sens Français », assure-t-il également. « Entre la France et moi, il y a quelque chose d’un peu évident. (…) Je suis un vrai mélange français », dit-il au Figaro Magazine. Mais s’il y a bien un défaut très français qui l’irrite, c’est ce « goût exagéré pour les polémiques stupides », insiste-t-il, en sachant manifestement de quoi il parle.