Alain Juppé est à la Une du Journal du Dimanche. Lequel, au sujet de l’ancien Premier ministre, s’interroge : « A-t-il déjà gagné ? ». Selon un sondage Ifop pour Le JDD, de tous les candidats à la primaire de la droite, Alain Juppé est celui que 39 % des sympathisants de ce camp politique en France voudraient voir gagner,  – c’est deux points de plus que lors d’un précédent sondage similaire réalisé il y a un mois et demi –, devant Nicolas Sarkozy, qui stagne à 31 %, Bruno Le Maire, 12 % et François Fillon, 10 %.
Pendant ce temps, à gauche, ce candidat à la primaire de la gauche qu’est Arnaud Montebourg, dans ce même Journal du Dimanche, s’adresse sans ménagement à l’actuel Premier ministre Manuel Valls en ces termes : « Quitte le gouvernement et sois candidat à la primaire ! », l’incitant ainsi à aller « au bout de sa visible et éphémère exaspération » contre le président Hollande en démissionnant de Matignon, tout en le clamant : « l’alternative à Hollande, c’est moi », dit donc Arnaud Montebourg dans Le JDD.
 
Tourisme : pour que Paris soit une fête
 
Dans ce même hebdomadaire, la présidente de la région Ile-de-France dévoile son plan pour redresser le tourisme parisien. Pour contrer la chute du secteur touristique à Paris consécutive aux attentats de 2015, Valérie Pécresse annonce la création de postes d’étudiants parlant anglais chargés d'informer les visiteurs étrangers, celle d’un « CityPass », qui sera un titre unique d'accès aux transports et aux sites touristiques ou encore des commissariats mobiles. Plus une grande campagne de promotion des trésors touristiques de Paris.
 
Gabon : la voix de Séraphin
 
Lui est à Paris, mais en fuite. L’ancien garde des Sceaux du Gabon accuse une fois encore le président Ali Bongo réélu d’avoir falsifié les résultats de la dernière élection présidentielle. « Bongo a […] triché », dit Séraphin Moundounga au JDD. Cet ex-ministre de la justice du Gabon dit vouloir « continuer la lutte de l’extérieur, comme le général de Gaulle ! » Et il estime que « les comportements de Bongo et de Kadhafi sont identiques ! ».
 
Maroc : rebondissement dans l’affaire du livre-chantage
 
Et puis, au sujet du Maroc, du nouveau sur cette tentative de chantage présumé autour d’un projet de livre à charge contre le roi Mohamed VI. Probablement vous souvenez-vous de cette affaire. En août 2015, les journalistes Eric Laurent et Catherine Graciet étaient mis examen pour tentative de chantage à l'encontre de Mohammed VI. Les deux journalistes avaient été interpellés devant l’Hôtel Raphaël à Paris en sortant d’un rendez-vous avec un émissaire du roi du Maroc, avec, dans leurs poches, quatre-vingt mille euros en liquide et un protocole d’accord portant sur la non-publication d’un livre-enquête sur le royaume du Maroc. On les soupçonnait en effet d’avoir réclamé des millions d’euros en échange de l'abandon d'un ouvrage à paraître aux éditions du Seuil, censé contenir des révélations gênantes pour Rabat, des faits qu’ils contestent.
 
Mais le mois dernier, coup de théâtre. La Cour de cassation a remis en cause la légalité de deux enregistrements censés les confondre. Dans un entretien exclusif que publie la version en ligne de l’hebdomadaire L’Obs, Eric Laurent parle pour la première fois depuis le début de cette affaire. Et contre-attaque. A sa manière, comme vous l’allez voir…
 
Oui, alors, que dit-il, justement ? Parce que les faits sont tout de même là. Etant rappelé qu’en août 2015, Le Journal du Dimanche avait révélé ce que cet hebdomadaire présentait alors comme le contenu d’un enregistrement dans lequel Eric Laurent réclamait « trois millions d’euros » pour renoncer à écrire ce livre, étant également rappelé que nous avions alors ici-même cité cet article du JDD, et que donc, nous nous devons de compléter ce dossier dans la mesure où il vient d’évoluer, nous rapportons ce matin ce que ce même Eric Laurent dit à L’Obs. Selon lui, « à aucun moment », on ne trouvera dans le premier enregistrement de ce sulfureux dossier judiciaire « la moindre démarche qui consiste à dire : “Je veux de l’argent, je veux telle somme, sinon j’écris le livre”. L’éventualité d’une transaction, c’est mon interlocuteur, l’avocat marocain du roi, Hicham Naciri qui l’amène », dit-il à L’Obs.
 
Eric Laurent, toutefois, ne conteste pas que lui-même et Catherine Graciet ont bien été pris en flagrant délit avec quarante mille euros en liquide chacun. Et il ne conteste pas davantage qu’ils ont bien signé le protocole d’accord prévoyant la non-publication de leur livre. Dans l’entretien accordé à L’Obs, Eric Laurent admet un « moment de faiblesse ». Et il dit comprendre que cela puisse choquer. Et dit « n’avoir aucune leçon de morale à recevoir de quiconque ». Quant au livre, Éric Laurent affirme avoir « obtenu une grande partie des infos qu’il cherchait » et être en train de « travailler sur l’ouvrage ». Tiens, tiens…
 
Belmondo : itinéraire d’une star gâtée
 
En attendant de lire ce livre, si jamais il voit le jour, ouvrons-en plutôt un autre, bien réel celui-ci, un livre-événement, puisqu’il s’agit des mémoires de Jean-Paul Belmondo. Depuis le temps qu’on les attendait, les mémoires de « Bébel », comme ses innombrables admirateurs affectueusement appellent cet acteur français, voilà qui est fait.
 
Publié chez Fayard, le livre de Jean-Paul Belmondo s’intitule Mille vies valent mieux qu’une. Et, cette semaine, c’est un « Bébel » tout sourire et cigare au bec qui est en Une de l’hebdomadaire Le Point, qui publie les bonnes feuilles de ce livre-événement, comme vous dites fort justement, et dont la publication s’accompagne de celle d’un autre ouvrage de photos-souvenirs chez le même éditeur et intitulé Belmondo par Belmondo.
Et comme de bien entendu, l’acteur se confie au journal. « La France, c'est moi »... dit-il en riant, et les autres, c'est vivre ensemble, bien rigoler. Une douceur de vivre, un esprit impertinent, les jolies femmes... ». Alors, bien sûr, « Bébel » est attristé de voir ce que la France est devenue. Et quand Le Point lui parle du mot « fin », il répond : « Non, je n'ai pas peur de la mort. Je voudrais juste que ce ne soit pas douloureux, pas violent. Je suis assis dans mon fauteuil, devant la télé, je regarde un film... […] Et là, je rentre dans un autre monde ». Voilà ce qu’espère Jean-Paul Belmondo quand il rendra son dernier souffle, quand il sera… à bout de souffle…