D’après Aujourd’hui en France, le président organise « une reprise en main de ses troupes. » Les hommes et les femmes de son parti la République en marche sont priés de « défendre sa politique et de faire taire les polémiques. » Pour cela, la nomination d’une « brigade spéciale de député à l’offensive dans les médias et la remise du parti en ordre de marche. »
A la Une du Journal du Dimanche ce titre : « Macron s’enlise, Hidalgo prend date. » Avec une démonstration en 3 points.
La popularité du président est en chute libre. « Fragilisé cette semaine le chef de l’état ne semble plus intouchable, dit le journal, mais ses opposants manquent de force. »
Alors se pose la question de savoir qui est le mieux placé pour tenir tête au chef de l’état. Et là un sondage affirme que Jean-Luc Mélenchon, patron de la France insoumise, est l’homme de la situation.
Mais, dans une interview exclusive, la maire de Paris Anne Hidalgo se positionne avec cette petite phrase qui pourrait en dire long sur ses ambitions futures : « il y a un autre chemin possible ». Et si certains la voient comme un recours à Emmanuel Macron, elle pense à sa réélection à la tête de la capitale. Serez-vous candidate à votre succession demande le journal. « Paris m’habite autant que je l’habite dit Anne Hidalgo, je vais continuer. »
Reine des Bobos
Anne Hidalgo, maire de Paris contestée, qui se fait étriller par le Figaro Magazine. Il suffit de lire les titres pour comprendre que le portrait est à charge : « Les folies de la Reine des Bobos. Embouteillages, migrants, logement sociaux, » le journal nous offre les extraits exclusifs d’un livre qui juge sévèrement Mme Hidalgo. Ses auteurs révèlent « comment le bien-être des Parisiens a été sacrifié au profit de l’image flatteuse qu’a voulu construire la maire de Paris. Le titre du livre est à l’image du procès instruit : Notre drame de Paris. »
Manuel Valls est en couverture de M, la déclinaison hebdo du quotidien Le Monde. Dans un article titré « Après le déluge », le journal affirme que rarement homme politique aura connu chute plus brutale. « En 5 ans Manuel Valls a tout conquis et tout perdu. Depuis sa défaite à la primaire de la gauche, celui qui fut un Premier ministre redouté a subi des humiliations à répétition. Sans broncher ni rien regretter. Paria pour ses anciens amis socialistes, battus froid par les Macronistes, Manuel Valls semble bien seul. Lui pourtant croit dur comme fer à son avenir, preuve de sa force morale. Ou de son aveuglement. » La lecture de l’article peut vous aider à trancher.

Grosse pression
Beaucoup de portraits en Une des hebdos cette semaine et pas seulement politique. Il est vrai que la rentrée prochaine est aussi celle des médias et les vedettes de la télévision sont à l’honneur. Les changements de grilles suscitent de nombreux commentaires. Anne Sophie Lapix en Une du Figaro TV magazine baptisé « nouvelle reine de l’info ». Elle remplace David Pujadas au 20 heures de France 2 et ça lui met une grosse pression dit-elle. La nomination à ce poste très convoité provoque quelques jalousies dont Mme Lapix dit ne pas se soucier. « Je n’ai rien demandé, je ne suscite pas les opportunités je les saisis, » affirme-t-elle modestement.
Laurent Ruquier est lui à la Une du Magazine Aujourd’hui en France. Il dit tout sur « sa rentrée ses concurrents, sa carrière » affirme le journal. Alors, voyons ce qui pourrait nous intéresser. Pour l’émission « On n’est pas couché », une nouvelle chroniqueuse, l’écrivaine Christine Angot en remplacement de Vanessa Burgraff, qui après une seule saison (très critiquée) rejoint sa maison de cœur, à savoir France 24, pour pratiquer un journalisme plus conventionnel. « Je voulais qu’elle reste, dit Ruquier, mais elle a eu cette proposition et comme elle a beaucoup souffert cette année, elle a préféré partir. » A la rentrée également, Laurent Ruquier sera aux commandes d’une émission qui lui tient à cœur et qui revient sur les meilleurs moments de l’histoire du petit écran, « Les enfants de la télé ».
Vieilles pierres
Une question encore à la Une de Challenge. Les châteaux sont-ils une passion ruineuse ou un business très rentable ? Le ministère de la Culture en recense 10 500 dont 88 % appartiennent à des propriétaires privés. Ils en ont hérité, ou ils les ont acquis. En tous cas, ce sont des passionnés capables de s’endetter pour assouvir leur amour des vieilles pierres. Une passion qui peut être rentabilisée par les plus entreprenants d’entre eux quand ils ouvrent les portes de leur demeure aux touristes ou aux activités de groupe. A l’instar de Stéphane Bern qui a acquis en 2012 une splendide bâtisse du XVIIe siècle menacé de ruine et dont il a fait un musée retraçant l’histoire des lieux.
Le sexe dans la tête
« Le sexe et les philosophes », c’est le titre d’un dossier de L’Obs, que je ne me risquerai pas à vous résumer. Mais j’y ai trouvé quelques citations que je vous livre sans autre commentaire que la signature de leur auteur, tous philosophes bien sûr. En commençant par Platon qui voyait « dans le plaisir érotique une expérience du beau. » Spinoza déplorait lui « la tristesse qui suit la jouissance » ou Schopenhauer pour qui le sexe était « le centre invisible de nos faits et gestes ». Plus contemporain, Michel Foucault parle « de la plus bruyante de nos préoccupations. » Auteur d’une « Histoire de la sexualité », Foucault nous dit que l’Occident a fait du sexe le noyau de l’identité de chaque individu, notre socle ultime que L’Obs résume par une pensée détournée du grand Descartes : « Je jouis, donc je suis. »