Avec pourquoi pas dans quelques jours sur les Champs-Elysées à Paris, un Français vainqueur de la plus prestigieuse course cycliste au monde ? En effet, rien n’est joué dans le Tour. Si le Britannique Froome est toujours en jaune, ses trois poursuivants au classement général sont à moins de trente secondes… Et parmi eux, le Français Romain Bardet. Tout est donc possible.
« Il ne faut pas bouder notre plaisir, s’exclame L’Est Républicain. Cela fait des lustres que le Tour n’a pas été aussi passionnant. Quel bonheur, cette édition 2017 ! Les meilleurs se tiennent en quelques secondes. Et sous la chaleur, la jeune garde hexagonale semble reverdir. Au sortir des deux étapes alpestres, l’on rêve même de voir Romain Bardet, le plus fringant de ses représentants, se parer de jaune. Il ne resterait alors plus que trois jours pour rejoindre les Champs-Élysées. Il faut remonter plus de 30 ans en arrière pour retrouver un Français vainqueur de l’épreuve : Bernard Hinault, en 1985. »
Ce mercredi donc, la mère de toutes les étapes avec ce que L’Equipe appelle « la fameuse trilogie alpestre : Croix-de-Fer, Télégraphe, Galibier », trois cols extrêmement difficiles, avec des pentes parfois à plus de 10 %. « La fatigue de la troisième semaine balaiera les ambitions de certains, les poumons d’autres seront sous la camisole à plus de 2 500 m d’altitude et, au bout du compte, relève le quotidien sportif, ce sont les coureurs qui décideront. Ils ne doivent cependant pas se tromper de combat, s’exclame L’Equipe. Bardet, Aru, et Uran doivent se liguer pour faire dérailler le train Sky, chatouiller Froome en homme à homme, et ne pas laisser leurs intérêts divergents annihiler la bataille. »
Passer à l’action !
Oui, « on y est cette fois, renchérit Le Parisien. Vraiment. Le Tour va se jouer dans les deux étapes qui viennent, truffées de cols mythiques. L’objectif est simple : Aru, Bardet et Uran, tous à moins de 30 secondes du leader Froome au classement général, doivent reprendre au moins une minute au Britannique qui bénéficiera samedi d’un terrain favorable lors du contre-la-montre de Marseille (22,5 km). »
C’est « le fol espoir », lance Le Figaro. « Romain Bardet vit son 5e Tour. Sa progression est linéaire. Il n’a jamais été aussi performant. Il dispose d’une équipe dévouée. Il attend l’échéance avec une sérénité sidérante. Depuis Jean-François Bernard en 1987, Laurent Fignon en 1989 et Thomas Voeckler en 2011, jamais un Français n’a été aussi bien placé aussi loin dans le Tour. Le leader de la formation AG2R-La Mondiale est prêt. Julien Jourdie, son directeur sportif, résume : “on a deux batailles à livrer, on sait très bien ce qu’il faut faire. On ne peut pas se permettre d’être spectateur, il faudra être acteur. […] Il faudra passer à l’action, être fort et pouvoir attaquer l’équipe Sky et Froome en espérant être en mesure de grignoter des secondes.” »
Les feux de forêt en augmentation
On revient au Parisien, avec cette Une en forme d’avertissement : « feux de forêt, la France en état d’alerte ».
Oui, « jamais, depuis l’été caniculaire de 2003, la France n’a autant redouté une vague de feux de forêt, s’alarme le journal. Après la disparition de centaines d’hectares dans les Bouches-du-Rhône et les Pyrénées-Orientales ce week-end, c’est au tour de massifs aux portes de Nice d’être la proie des flammes depuis lundi. Le climat est propice à l’embrasement qui touche aussi le Portugal, l’Italie, la Croatie… : fortes chaleurs, vent, sols asséchés et absence totale de pluie. »
Et malheureusement, le pire est à venir, prévient Le Parisien. « Les experts s’attendent à une multiplication des feux de forêt cet été, mais aussi dans les prochaines années qui viennent à cause du réchauffement. » En effet, des forêts, comme celles de Sologne ou de Fontainebleau pourraient bien aussi s’embraser dans une vingtaine d’années.
Nage en eau vive à Paris
Conséquence des fortes chaleurs : une piscine d’un genre particulier vient d’ouvrir ses portes à Paris. C’est à lire dans Libération.
Une partie du bassin de la Villette, au nord-est de Paris, a été ouverte à la baignade. « La nage en eaux vives refait son apparition à Paris, pointe Libération. Une première depuis 1923, qui pourrait à terme concerner d’autres lieux. Voire la Seine… […] Dans le bassin de la Villette, la mairie de Paris ouvre donc désormais une zone surveillée. Les nageurs ont accès à deux bassins en eaux profondes, tandis qu’un troisième espace est réservé aux enfants. Alimenté par l’Ourcq et la Marne, le bassin présente une qualité d’eau exemplaire. »
Toutefois, poursuit Libération, « le rêve de tout Parisien, c’est de donner enfin raison aux promesses de Jacques Chirac qu’on pourrait se baigner dans la Seine. Et même qu’il sauterait à l’eau le premier…
Ce rêve pourrait s’accélérer si Paris obtient les JO en 2024. La Seine servirait alors de cadre aux épreuves de triathlon et de natation en eau libre. Le fleuve est au cœur du plan de communication parisien et Anne Hidalgo, la maire de Paris, joue à fond la carte olympique pour relancer la tradition de la baignade dans la Seine. »
Beaucoup de bruit pour rien ?
Enfin, Donald Trump, 6 mois de présidence et un bilan plus que mitigé. C’est à la Une du Figaro.
« Trump : six mois de tumulte pour peu de résultats », titre le journal. « Pour l’heure, le 45e président des Etats-Unis n’a accroché aucune grande loi à son tableau de chasse. Nul succès législatif d’envergure. Un morne bilan qui contraste avec les viriles déclarations de campagne. Ce devait être la révolution, on tourne un peu en rond. […] Certes, il reste 1 280 jours de présidence et le bilan ne peut être que d’étape. Mais pour l’heure, conclut Le Figaro, le “grand perturbateur” n’a pas rebattu spectaculairement les cartes. »