Vacances illimitées à la Une d’Aujourd’hui en France. « Et si vous partiez quand vous voulez ? » suggère le journal qui nous apprend que des entreprises proposent à leurs salariés de prendre autant de congés qu’ils le souhaitent à condition d’avoir rempli leurs objectifs. Mais attention, peut-on lire, « il suffit que la charge de travail soit trop importante pour que les vacances se réduisent comme une peau de chagrin avec à la clef du stress. » Et ce ne sont pas les députés qui vont pouvoir en profiter puisqu’ils sont au boulot. Après une courte pause en août, ils reviendront pour accomplir d’ici l’automne des réformes en pagaille comme le titre Le Journal du Dimanche. « Le projet de loi de finances, la simplification administrative et surtout la très attendue réforme du Code du travail. Mais là, c’est le gouvernement qui est à la manœuvre. »
Le Che
Le portrait de Che Guevarra à la Une du Nouvel Observateur. Nous sommes bien en 2017. Le magazine veut simplement commémorer les 50 ans de la disparition du héros de la révolution cubaine exécuté par la police bolivienne en 1967. Et le journal s’interroge : « Comment le héros au sourire christique, béni des dieux marxistes, s’est-il retrouvé si vite aux portes de l’enfer. Il faut bien sûr considérer la relation avec le mentor Fidel Castro, qui commence à se dégrader 3 ans auparavant et peut-être même ce jour où, à la tribune de l’ONU, le Che prononce un discours violent contre tous les impérialismes, aux Etats-Unis bien sûr, mais également en Union soviétique. Castro a besoin de l’URSS pour le pétrole, l’équipement, de l’argent frais. Il faut donc débrancher ce Guevara insolent, dit le journal. On l’envoie se faire voir ailleurs. L’Afrique puis un séjour en Chine. Cette visite en Chine est considérée comme un acte de haute trahison par Castro et marque le début de la fin pour le Che. L’homme est trop doctrinaire, trop intransigeant. Il finira quasi seul dans la jungle bolivienne, dénoncé par les paysans du coin, exécuté sans jugement. » C’était il y a 50 ans…
Bad Boy
Une autre descente aux enfers, celle d’un héros moderne cette fois : Johnny Depp. Un article que le journal Society titre « Depp Ression ». Dépression. Et c’est vrai qu’il ne va pas bien l’acteur fétiche de Tim Burton. Une blague sur Trump qui n’a pas vraiment fait rire : « c’est quand la dernière fois qu’un acteur a assassiné un président ? » Mais aussi des comptes dans le rouge, « un problème évident avec l’alcool ou encore des accusations de violence conjugale. Rebelle, Johnny l’était jeune et l’est redevenu à la cinquantaine après 14 années plus sages passées à élever ses enfants. Maintenant qu’ils sont grands, les vieux démons sont revenus. » Et Society pose la question de savoir ce qui s’est passé dans la vie de Johnny Depp pour qu’il explose ainsi en plein vol. Un biographe de l’acteur donne son explication : « Il est difficile d’imaginer comment la combinaison du problème de boisson de Depp, de ses succès et excès financiers, de l’adoration que lui ont voué les femmes et de son statut de mégastar internationale ne monterait pas à la tête de quelqu’un aussi instable. Fermer le ban. Les bad boys vieillissent mal », conclut le journal.
Marche à pied
Un peu de sport pour nous remettre en forme grâce à un dossier du Point intitulé : « la marche, ses étonnants pouvoirs ». Une petite phrase du célèbre médecin grec Hippocrate prononcé il y a deux mille cinq cents ans nous met l’eau à la bouche : « la marche est le meilleur remède pour l’homme. Complété par l’adage qui veut que nous ayons tous deux médecins. La jambe droite et la jambe gauche. Marcher aurait en effet un bénéfice durable à tous les âges de la vie. Difficile de résister aux arguments de bonne santé tant les bienfaits physiques et psychologiques sont nombreux. L’histoire même est une invitation à la marche, car c’est ce mettant sur ses deux pieds pour avancer qu’est née la civilisation humaine. La marche bipède, dit Le Point, oblige à faire la cour pour le devenir de l’espèce. Toutes les marches des amoureux, des fiançailles à la conduite jusqu’à l’hôtel, viennent de là. Des écrivains célèbres étaient des marcheurs convaincus, de Jean-Jacques Rousseau, à Simone de Beauvoir en passant par Frederic Nietzche ou Jean-Christophe Ruffin. La marche, symbole d’une protestation pacifique dont Gandhi est érigé en modèle. »
Univers totalitaire
Politique, on en parle bien sûr dans la presse hebdo. Quand Politis par exemple nous propose l’anatomie du slogan En marche !. « Emmanuel Macron se présente comme le président du mouvement contre l’immobilisme et tente de faire passer sa marche forcée vers le libéralisme pour une libération. » A la Une de L’Humanité dimanche, le portrait du président, souriant, décontracté : « comment il veut faire de la France une start-up. » C’est le chef de l’état lui-même qui a posé cette perspective le 15 juin dernier lors du salon mondial des start-ups. « Mais la start-up est-elle une réalité professionnelle enviable. Non, répond une chercheuse : on promet de la liberté aux salariés et on découvre un univers totalitaire. Un leader charismatique, un langage commun, une surveillance généralisée et en réalité une absence totale de marge de manœuvre. »
Vacances à Doukki Gel
Et puisqu’une partie de la France est sur les routes, en chemin ou de retour de vacances, jetons un coup d’œil au dossier de Marianne consacré à la voiture et aux dépenses qu’elle occasionne. Car tout va augmenter: péage, carburant, amendes. « L’Etat va faire le plein sur le dos des conducteurs » dit le journal. « La ponction pourrait atteindre pratiquement 4 milliards d’euros en 2018. » Alors un peu de rêve pour finir. Partons avec Le Figaro magazine à la recherche des cités perdues. De la ville légendaire et toujours introuvable de Paititi au Pérou à la découverte de cités égyptiennes englouties, en passant par les temples khmers qui livrent leurs secrets. Peut-être aimeriez-vous découvrir Doukki Gel, une ville située près de Kerma, la grande cité royale d’Afrique, ancienne capitale de la Nubie par où transitaient l’or, l’ivoire et les esclaves à destination des pharaons d’Egypte. Au milieu de Doukki Gel, ville africaine cérémonielle datant d’environ 1 600 avant J-C., un palais aux 1 400 colonnes qui se dressaient autrefois. Une ville où tout est rond ou ovale à 700 mètres seulement de Kerma où tout est carré. Un mystère pour les archéologues.