Comme si de rien n’était, le toujours président du Zimbabwe a, justement, exercé son métier en présidant une remise de diplômes dans une université d'Harare.
« Curieuse cérémonie protocolaire » et apparition apparemment « normale » qui illustre « l'étrange situation dans laquelle plonge le pays, énonce Le Figaro. Alors que l'armée a pris le contrôle de facto des institutions tout en refusant de parler de coup d'État, le vieux président s'accroche au pouvoir et refuse de céder la place ».
Mais au-delà de cette apparition, « l'isolement » de Robert Mugabe « semble s'accroître », souligne à son tour ce quotidien.
Et même si partout ou presque, des voix se lèvent pour demander son départ, la Chine « reste silencieuse », tout en surveillant « sans aucun doute de près la situation dans ce pays dont elle est de loin le premier partenaire économique », rappelle encore Le Figaro.
 
Mandela : l’argent caché de Madiba
Le nom de Nelson Mandela qui apparaît dans l’enquête médiatique internationale dite des « Paradise Papers ». Madiba « avait un trust sur l’île de Man », révèle le consortium de journaux qui enquêtent sur ce scandale planétaire d’argent caché dans des paradis fiscaux. En France, le journal Le Monde, précise que sur l’ile de Man, en mer d’Irlande, l’argent y est plus à l’abri de l’impôt que partout ailleurs en Europe, ou presque...
Uun trust est ici une société écran dotée d’une apparence juridique qui lui permet d’effectuer des virements sans que les vrais donneurs d’ordre apparaissent, ce trust, du nom de « Mad Trust », ajoute le quotidien du soir, a « apparemment » été créé « le 21 janvier 1995 par Ismail Ayob » l’avocat de Nelson Mandela, afin que Madiba, qui était alors depuis huit mois le premier président démocratiquement élu d’Afrique du Sud, puisse « discrètement verser de l’argent à des tiers ».
Pourquoi « Mad Trust » ? Parce que c’est « une référence à " Madiba ", le nom du clan de Mandela », explique Le Monde.
Ce trust a été créé « quatre mois après l’ouverture par Me Ayob d’un compte au nom du Mad Trust à l’agence londonienne de la banque sud-africaine Nedbank, en septembre 1994, avec 2,4 millions de livres sterling en dépôt (soit) 3 millions d’euros en 1994 », complète le journal, et les fondateurs du trust « étaient alors " monsieur et madame Mandela ", à l’époque, Winnie Mandela. »
Le Monde révèle aussi qu’en octobre 2003, le compte bancaire de ce trust « totalisait 2 096 220 dollars (soit 1,8 million d’euros) », et que ces sommes « ont été transférées en 2009 vers un autre compte Nedbank, en Afrique du Sud ».
Chili : le revenant de droite
Elections présidentielle, régionales et législatives demain au Chili. Le candidat de droite est donné favori. Après l’Argentine et, d’une certaine manière, le Brésil, la droite latino-américaine est en passe d’accrocher un nouveau trophée à son tableau de chasse, le Chili.
Même si le « Frente amplio », sorte de « Front de gauche » à la chilienne, comme le formule Mediapart, veut « créer la surprise ». L’ex-président Sebastian Pinera, donné largement en tête dans les derniers sondages, serait en passe d’effectuer un « retour aux affaires », regrette Libération. Ce journal évoque sans entrer dans les détails « des affaires de corruption touchent ses proches » ainsi qu’une polémique liée à l’achat par Pinera en 1992 d’une entreprise en faillite « afin de payer moins d’impôts », mais ces affaires ne semblent pas affecter les électeurs. « Parce qu’il vient du monde des affaires, il est vu par une partie de l’électorat comme quelqu’un qui peut mobiliser les ressources du secteur privé », dit un politologue chilien à Libé. Et le Chili a besoin de redresser son économie. Alors…
Fillon : dernier inventaire avant liquidation
En France, François Fillon se confie avant de passer la main de sa petite formation politique à Bruno Retailleau. C’est en effet demain matin à Paris que le candidat défait du parti Les Républicains à la dernière élection présidentielle replongera rapidement « dans sa vie d’avant », formule le journal Le Parisien, pour passer le témoin de « Force républicaine » à son indéfectible soutien Bruno Retailleau, qui deviendra donc président de ce micro-parti créé par François Fillon au lendemain de sa déroute lors du premier tour de l’élection présidentielle de mai dernier.
« J'ai décidé de tourner la page de la politique », confie en effet François Fillon au Figaro. « Il ne reviendra pas », annonce ce journal, auquel le grand battu de la présidentielle dit avoir « le cœur serré », avant d’ajouter : « Je reconstruis ma vie autrement ».
Mais, pour autant, la page Fillon n’en sera pas définitivement tournée puisque, jeudi prochain en France, sort « le livre qui fait trembler la fillonie », prévient Le Parisien. Ecrit par Patrick Stefanini, l’ex-directeur de campagne électorale de François Fillon, ce livre, intitulé « Déflagration » (Robert Laffont) retrace, nous dit-on, les péripéties de cette campagne torpillée par « l’affaire Pénélope », du nom de l’épouse de François Fillon. Dans « l’entourage » duquel on est « mitigé » sur cette publication, un des membres du « premier cercle » de François Fillon estimant dans Le Parisien que « ça manque un peu de dignité ».
Adjani : le doigt de déshonneur
La parole continue de se libérer dans les affaires de harcèlement sexuel après « l’affaire Weinstein », avec, ce matin, les confidences d’Isabelle Adjani. L’actrice se confie à Libération. Et raconte notamment un déjeuner avec un metteur en scène russe prénommé Andreï (elle ne dira pas son nom).
« Un déjeuner où un metteur en scène russe a attrapé ma main en la serrant si fort que je ne pouvais plus la retirer, raconte à Libé Isabelle Adjani. Il a mis mon index dans sa bouche, en se mettant à le sucer, longuement. Je lui ai écrit un mot longtemps après : " Andreï, je voulais vous dire que si je n’ai pas fait la Mouette avec vous, c’était à cause de ce déjeuner et parce que vous avez mis mon doigt dans votre bouche ". Lui écrire noir sur blanc était nécessaire pour me faire justice », dit l’actrice à Libération.