Dans un contexte parfois plus que morose en raison de la pandémie de Covid-19, nombre de patrons appréhendent la rentrée.

« Les entreprises regardent leur bilan dégringoler et piaffent d’impatience, s’exclame Le Parisien. Elles attendent le plan global de relance de 100 milliards d’euros qui sera dévoilé la semaine prochaine, sans doute le 2 septembre [Le Premier ministre Jean Castex a précisé ce mercredi que le plan serait annoncé le 3 septembre, NDLR]. »

En attendant, donc, « les entreprises sont à la peine, avec une chute de croissance attendue à moins 11 % en 2020. »Certes, rappelle Le Parisien, « de nombreux patrons, petits et grands, savent ce qu’ils doivent à l’État. Plus de 450 milliards auront bientôt été mobilisés depuis le début de l’épidémie pour maintenir à flot une partie des sociétés de notre pays. Dispositifs de chômage partiel, prêts garantis, aides exceptionnelles… l’effort de guerre a été considérable et a permis jusqu’ici de limiter les défaillances. Mais au-delà de la trésorerie, c’est bien d’activité que manquent aujourd’hui beaucoup d’entreprises. »

Le Medef confiant

C’est dans ce contexte tendu donc que s’ouvre ce mercredi l’université d’été du Medef, le patronat français. Malgré la crise, son président Geoffroy Roux de Bézieux, interrogé par Le Figaro, affiche sa confiance en l’avenir.

« Les entreprises françaises sont dans un meilleur état qu’en avril, affirme-t-il, même si elles n’ont pas retrouvé leur niveau d’activité d’avant-crise. La situation diffère selon les secteurs ; certains comme l’hôtellerie-restauration, la culture ou l’événementiel sont bien sûr plus impactés. Je suis cependant surpris par l’état d’esprit positif des entrepreneurs en cette rentrée. On n’est pas entrepreneur si on n’est pas optimiste ! poursuit le patron du Medef. D’ailleurs, les plans sociaux ne représentent à cette date que 50 000 suppressions de postes et il y a toujours 600 000 emplois à pourvoir à Pôle emploi. L’explosion du chômage vient davantage des non-embauches, notamment en CDD et intérim, que des licenciements. »

Priorité aux emplois !

En tout cas, commente La Croix, « quand les temps sont durs, il est bon de pouvoir compter sur une collectivité nationale pour ne pas rester seul face aux périls. Et la collectivité a répondu présent (avec tous ces milliards mobilisés). Fait remarquable, pointe le quotidien catholique, ces mesures n’ont pas - ou presque - suscité de réactions critiques sur le thème du "cadeaux aux patrons". Comme si l’opinion publique et la plupart des forces politiques et syndicales avaient conscience que le soutien aux entreprises était dans l’intérêt général. Les dirigeants d’entreprise peuvent s’en réjouir. Mais aussi avoir en tête que ce soutien les oblige. Ce qui signifie, estime La Croix, mettre en priorité le maintien des emplois et des sites de production situés en France ainsi que favoriser la rémunération du travail - source de consommation - plutôt que celle du capital. »

Emploi, santé, environnement : les priorités des Français

Autre grand sujet à la Une de Libération : ce qu’attendent, cette fois les Français… Avec ce baromètre politique Viavoice publié par le journal : « Au registre des priorités des Français, "l’emploi" et plus concrètement la "lutte contre le chômage" (48 %) apparaissent comme la principale attente en cette rentrée. Parce que l’effet de la crise se fait déjà sentir, même si l’investissement massif dans le chômage partiel a porté ses fruits et que les milliards d’argent public continuent de pleuvoir, et parce que chacun anticipe que le pire en la matière n’est pas forcément derrière nous. Dans le même ordre de grandeur (46 %), le "système de santé, de soins" et plus largement la notion de "protection" sont jugés tout aussi prioritaires, juste devant "l’environnement" (40 %), après un été caniculaire, et le "pouvoir d’achat" (40 %), une thématique elle aussi liée à la crise économique. »

À quel politique faire confiance ?

Sur le plan politique, c’est le grand flou… « À moins de deux ans de la prochaine présidentielle, pointe Libération, seuls 39 % des Français déclarent qu’il existe actuellement "une personnalité politique" à laquelle ils feraient "confiance pour améliorer la situation de la France à l’avenir". Et 22 %, pas plus, souhaitent que l’actuel président renouvelle son mandat. »

Commentaire de Libération : « Dans cette situation objectivement complexe, une carte majeure va faire défaut au chef de l’État : la confiance des Français. Au-delà de son noyau dur électoral, le charme des débuts s’est évanoui, le doute durablement installé. Les milliards mis sur la table depuis mars n’y ont pas changé grand-chose. La nomination d’un nouveau Premier ministre non plus. » Bref, conclut Libé, « rentrée à risques… »

Messi sur le départ…

Enfin, en première page de L’Équipe, un visage, celui de Lionel Messi, et une question : « Adios ? »

Eh bien oui, « Messi claque la porte, s’exclame le quotidien sportif. L’Argentin a indiqué hier au Barça qu’il souhaitait partir. Cette fois-ci, sa décision semble définitive, même si son club va tout faire pour le retenir. »

Le sextuple Ballon d’or vaut cher… très cher… même s’il a 33 ans, âge canonique pour un footballeur. Entre 70 et 110 millions d’euros, selon L’Équipe. Quel club aurait les moyens de se le payer ? Le PSG ? Impossible, répondent les décideurs parisiens interrogés par le journal.

Alors où pourrait-il poser ses valises ? Réponse du Parisien : « La destination la plus crédible l’envoie du côté de la Premier League, où Manchester City dispose de tout l’éventail susceptible de l’attirer : le championnat le plus puissant de la planète, une farouche volonté de décrocher sa première Ligue des champions, une surface financière considérable et surtout Pep Guardiola, un entraîneur avec lequel il a tout remporté et sous la direction duquel il n’a sans doute jamais été si fort. »