Selon le journal Le Parisien, le projet des Jeux olympiques en France « va subir quelques retouches, notamment concernant les sites de compétition », du fait de la crise du coronavirus « et des impératifs d’économies » qui s’imposent à l’organisateur de ces futurs JO.

Ce quotidien signale ainsi que « deux sites éphémères vont, sauf surprise, disparaître : celui du volley au Bourget et le stade aquatique » prévu à Saint-Denis. Le Parisien ajoute que Paris 2024 étudie la possibilité d’organiser « un tournoi de sport collectif à Roland-Garros », le stade Coubertin revenant « dans le jeu ». Quant aux sites du Grand Palais, du Champ-de-Mars et de Tahiti (pour le surf), ils ne sont « pas remis en cause », ajoute ce journal.

« Trois ans après l’attribution des Jeux, Paris 2024 vient d’engager une deuxième revue de projet », entendez par là une révision à la baisse du budget des Jeux olympiques, annonce Le Parisien. Une revue de projet qui n’était « pas prévue au programme », souligne Le Parisien, et ce même si, en plus des sponsors qui ont déjà signé avec Paris 2024, « deux autres partenariats viennent d’être scellés », annonce Le Parisien, sans préciser lesquels.

En France encore, le futur projet de loi contre le « séparatisme » est plébiscité par les Français

Le texte est prévu pour cet automne, mais déjà, selon, en effet, un sondage Odoxa pour Le Figaro et France Info, trois Français sur quatre adhèrent à ce projet de loi prévoyant notamment « l’inscription de l'égalité des sexes dans les statuts de toutes les associations, la fermeture des lieux prônant une idéologie séparatiste, ou encore l’interdiction du recrutement d'imams détachés venant de pays étrangers », rappelle Le Figaro. « Chose inhabituelle » souligne ce quotidien, leur approbation se manifeste toutes tendances politiques confondues.

Toutefois, complète Le Figaro, près d’un Français sur deux s'inquiète d'un risque de « division de la société » du fait d'un tel projet de loi. Lequel, « même si le gouvernement s'en défend », vise particulièrement le « séparatisme islamiste », pointe encore ce journal.

Sondage dans la presse encore ce vendredi matin avec ce baromètre Elabe pour Les Echos, selon lequel 35% des Français font confiance au président Macron pour affronter efficacement les problèmes de la France, soit quatre points de moins en un mois. Dans ce sondage, le Premier ministre Jean Castex perd lui aussi quatre points, avec 32% des Français qui lui font confiance.

Et puis, au tribunal de Paris, le procès de l’attentat de Charlie Hebdo le 7 janvier 2015, a vu se succéder à la barre des témoins survivants de cette tuerie et des familles des victimes. Dans une atmosphère glaçante.

Comme le rappelle Libération, il a fallu aux frères Kouachi, les deux tueurs d’al-Qaïda, « une minute et quarante-neuf secondes pour tuer dix personnes. Les survivants, eux, racontent l’impalpable. Tous ces corps au sol et pas un bruit ». Sur fond noir, en Une de Libération, cette phrase : « Je me souviens de ce silence. »

Et ces témoignages qui ont « pétrifié la salle d’audience », pointe encore Libé, tournent autour de deux thématiques essentielles. « Pour certaines parties civiles, le procès qui se tient depuis le 2 septembre devant la cour d’assises spécialement composée est celui de la liberté menacée, de l’obscurantisme asphyxiant la société, explique Libé. Pour d’autres, c’est uniquement celui du chagrin infini de ce 7 janvier 2015 qui commençait avec des viennoiseries et s’est terminé dans un bain de sang. Souvent, les deux s’entremêlent, l’histoire des êtres arrachés et celle du journal mitraillé. »

Ce procès, c’est aussi une vraie revue de presse internationale, car il est très suivi en Europe

Au Royaume-Uni, « des tabloïds, tels le Sun ou le Daily Mail, à la BBC ou aux journaux dits "sérieux", comme le Financial Times ou The Guardian, tous ont couvert l’ouverture du procès dans de longs articles, pointe Libération. Certains, comme le Guardian, le suivent quotidiennement ».

À Londres encore, le Daily Mail écrit : « Toujours aussi provocant, Charlie Hebdo a republié la semaine dernière les caricatures du prophète Mahomet qui avaient soulevé la colère dans le monde islamique, entraînant de nouvelles condamnations d’États comme l’Iran, le Pakistan et la Turquie ». Mais son confrère britannique The Times le constate : « Le soutien au droit du journal à se moquer de sujets raciaux ou religieux a décliné. »

En Allemagne, Die Zeit a insisté sur le « droit au blasphème », tandis qu’en Espagne, El Pais estime que ce procès « permet de jauger l’état actuel de la liberté d’expression ». Mais ce que ne précise pas El Pais, c’est justement l’actuel niveau de ladite jauge…