« Vers une fin d’année plus sereine », titre Le Figaro. « Jusqu’ici, tout va bien. La dynamique positive enclenchée fin août s’est poursuivie au-delà des prévisions les plus optimistes. Au niveau national, l’incidence est passée sous la barre de 50 cas de Covid-19 pour 100.000 habitants sur une période de sept jours. On compte désormais moins de 5.000 nouveaux cas en 24 heures, et les services de soins intensifs enregistrent moins de 50 admissions quotidiennes contre plus d’une centaine le 15 septembre. À seulement deux semaines des vacances de la Toussaint, l’impact de la rentrée de septembre ne s’est pas fait sentir. 'Même en cas de reprise, les scénarios catastrophes qui ont conduit dans le passé à des mesures de couvre-feu ou de confinement semblent écartés', analyse Simon Cauchemez, membre du Conseil scientifique. »
Des vaccins efficaces
Et puis, autre point positif : « l’efficacité de la vaccination est confirmée », c’est Le Monde qui l’annonce en première page.

« 'Les personnes vaccinées de 50 ans et plus ont neuf fois moins de risque d’être hospitalisées ou de mourir du Covid-19 que les non vaccinées', résument les auteurs de deux rapports publiés, hier, par EPI-Phare, un groupement d’intérêt scientifique placé sous la double tutelle de l’Agence nationale de sécurité du médicament et de la Caisse nationale d’assurance-maladie. Les auteurs ont analysé les effets des trois principaux vaccins qui sont ou ont été utilisés en France, Pfizer, Moderna et AstraZeneca. 'En conditions de vie réelle, ces trois vaccins montrent une efficacité comparable et très élevée, sur un nombre très important de personnes. Cela, quel que soit l’âge à partir de 50 ans', résume Mahmoud Zureik, directeur d’EPI-Phare. »

Et « fait sans précédent, souligne Le Monde, ces analyses ont été réalisées sur un total de 22,6 millions de personnes. Ce sont les études épidémiologiques analysant l’efficacité 'en vie réelle' des vaccins qui portent sur le plus grand nombre de personnes dans le monde. »

Et le quotidien du soir de s’interroger : « la confirmation de l’ampleur de l’efficacité de la vaccination, en France, parviendra-t-elle à faire fléchir le dernier carré des indécis ? »
Vers un allègement des contraintes ?
Alors, on revient au Figaro qui s’interroge : « peut-on envisager dans ce contexte un abandon progressif du passe sanitaire mis en place le 12 juillet, en partie pour inciter les Français les plus réticents à se faire vacciner ? (…) Pour le moment, le gouvernement fait le choix de la prudence. Son porte-parole, Gabriel Attal, a en effet annoncé que 'le passe sanitaire ne serait pas allégé avant le 15 novembre'. »

Et puis, « pourra-t-on bientôt se débarrasser du masque ? », s’interroge encore Le Figaro. Là-aussi, prudence… « Le Conseil scientifique appelle à la vigilance face à un 'relâchement net des mesures barrières individuelles'. Une solution pourrait être d’y aller par étapes, en gardant par exemple le masque dans les transports publics de longue distance ' car, souligne un expert, la population qui s’y côtoie vient de différents endroits où l’épidémie n’est pas nécessairement au même stade de décrue' ».
France 2030 : un programme d’investissement massif
À la Une également, le programme France 2030 qui sera présenté ce mardi par Emmanuel Macron…

« Un plan d’investissement de plusieurs dizaines de milliards d’euros, censé soutenir les filières industrielles de demain et remettre la France sur le chemin de ' l’indépendance ', précise Libération. Bref, « un futur outil de campagne. (…) Il s’agira pour le Président de vanter le besoin pour la France de retrouver 'le chemin de l’indépendance', l’Elysée ayant tiré trois leçons de la crise sanitaire : 'Notre vulnérabilité. On a vu qu’un virus pouvait mettre à mal l’intégralité de notre fonctionnement. Notre dépendance dans certains secteurs. Et le fait que l’innovation peut tout changer'. Les secteurs qui seront, entre autres, ciblés ? L’automobile, le nucléaire, l’aéronautique, l’espace, le sanitaire, le culturel. »
La bataille de l’atome…
Le nucléaire justement, on en parle déjà beaucoup à l’approche de la présidentielle… « La bataille de l’atome a déjà commencé », s’exclame Le Parisien en première page. « Plus un jour ne passe sans qu’un candidat potentiel ne prenne des positions tranchées en faveur ou contre le recours à l’atome. Ce n’est donc pas un hasard, si ce mardi, à six mois de l’élection suprême, Emmanuel Macron s’apprête à dévoiler ses projets sur le nucléaire. La tonalité générale devrait s’apparenter à une déclaration d’amour à l’atome, croit savoir Le Parisien. Depuis l’Élysée, le chef de l’État doit annoncer une pluie de milliards pour relancer la filière. D’ores et déjà, l’exécutif met en avant la lutte contre le réchauffement climatique et l’indépendance énergétique pour justifier cette accélération. Le tout, sur fond de flambée du prix du gaz. »