On aurait aussi pu mettre à la Une ce grand entretien avec le ministre français de l'Intérieur : « Gérald Darmanin dit tout », promet Le Point. Et quand on lit l'interview de 6 pages, oui c'est vrai que Gérald Darmanin dit tout… ce qu'on sait déjà ! Il justifie son expression « ensauvagement de la société », sans que Le Point ne rappelle que cette expression est presque une marque déposée par l'extrême droite. Oui, Gérald Darmanin récuse le terme de « violences policières », et quand il dit que ça le fait « s'étouffer », il pourrait tout aussi bien dire « s'étrangler », ce sont « des images populaires que chacun comprend », explique-t-il. Quant aux militantes féministes, rappelant chaque jour la plainte pour viol déposée contre lui, « calomnie qui touche à l'intime », argue le ministre de l'intérieur et, d'ailleurs, à le lire, « la victime dans cette histoire, c'est justement [lui], dont on salit le nom ».

« Chine – Etats-Unis, jusqu'où iront-ils ? »

La Une qu'on retient, c'est donc bien « Enquête sur la nouvelle guerre froide ». Le Point, toujours, s'interroge : « Chine – Etats-Unis, jusqu'où iront-ils ? ». « L'affrontement entre les deux géants marquera notre siècle, comme celui entre les Etats-Unis et l'Union soviétique a façonné la seconde partie du XXème siècle », prévient l'hebdomadaire.

Un dossier de 14 pages dans lequel, carte à l'appui, Le Point rappelle certaines tensions autour du cas chinois. Le Xinjiang et le traitement des Ouighours, la frontière avec l'Inde, la militarisation des îlots en mer de Chine méridionale, ou bien encore Hong-Kong, l'ex colonie britannique où « la Stasi resurgit », où « Pékin déploie son idéologie », alerte Le Point.

Il revient par ailleurs sur la guerre technologique, le « Moment TikTok » et livre aussi une interview de John Bolton, s'il vous plait. L’ex-conseiller à la sécurité nationale américaine, ancien bras droit de George W. Bush,  explique au Point comment « selon lui, la Chine se joue » de Donald Trump et que « nous commençons seulement à comprendre le plan de Pékin ». A savoir « une stratégie globale » servant « une ambition hégémonique » développe John Bolton.

« Les larmes et la colère à Beyrouth »

Alors que le Journal du dimanche revient aujourd'hui sur « les larmes et la colère à Beyrouth », sur la « descente aux enfers des hôpitaux libanais », de son côté, Marianne se demande « comment le Liban peut se relever ». Car le drame de cette semaine intervient alors que le pays du Cèdre « connaît déjà une situation économique catastrophique », souligne Marianne.

Et pour tenter de répondre, le magazine livre une interview de l'économiste Michel Santi, ex-conseiller à la Banque centrale du Liban. Il explique que « cet effroyable accident va fermer davantage le pays avec des conséquences commerciales importantes ». Le port de Beyrouth est très endommagé, celui de Tripoli qui prend le relais est beaucoup plus petit. Pour s'en sortir, l'économiste préconise donc « un changement politique radical », avec carrément une « mise sous tutelle internationale, pourquoi pas sous l'égide de l'ONU ». Michel Santi estime en effet qu'une période de transition s'impose pour préparer l'avenir avec les Libanais. Actuellement, « des gens se battent dans les rues pour se nourrir », déplore-t-il.

L'Obs affiche sa « Passion Rimbaud »

Voilà de quoi plaire aux amis de la poésie, Arthur Rimbaud ! EtL'Obs met en bouche : « Au Brésil, à Gaza, peut-on lire, à la radio, en librairie, sur Instagram… Le monde entier connaît son visage, symbole éternel de révolte, de jeunesse et de subversion ». Disparu prématurément, poursuit L'Obs, « le génie de Charleville-Mézières reste un mystère ».

Alors pour percer une part de ce mystère, l'hebdomadaire livre un reportage dans les Ardennes, sur les traces d'Arthur Rimbaud. Oui, près de cent trente ans après sa mort, le poète des Illuminations « continue à être l'objet d'un culte ». Le cimetière de Charleville est devenu un lieu de recueillement. « Beaucoup d'asiatiques ou d'italiens, souvent des jeunes femmes », raconte le gardien qui retrouve régulièrement sur place « des fioles d'absinthe, des peluches, des paquets de cigarette, et même des chaussures ». Hommage rappelle L'Obs, au surnom d'Arthur Rimbaud, « l'homme aux semelles de vent ».

Plusieurs idées pour occuper son été

Pour occuper son été, les magazines français proposent plusieurs idées. Pourquoi ne pas réécouter les Village People, le groupe de disco américain. Ou plutôt le « Village français » devrions-nous dire, car oui, explique M, le Magazine du Monde, les « tubes planétaires » et l' « affirmation gay », c'est une invention française. Celle de deux producteurs français, Henri Belolo et Jacques Morali installés aux Etats-Unis dans les années 70. Avec les Village People, ils ont d'ailleurs été faits « membre d'honneur de la marine américaine » pour la célèbre chanson In the Navy.

Et pour écouter la musique, ou pour lire Rimbaud, mais tranquille, on peut aussi s'offrir une île carrément. C'est ce que propose le Figaro Magazine en Une, « Le prix du rêve, les paradis cachés des stars ». Et attention, spoiler alert, c'est cher...

Sinon, on peut aussi se contenter de la bonne vieille « drague en vacances » avec Aujourd'hui en France Week-end. « Opération Séduction », « les gestes barrières [imposés par le Covid] sont-ils un obstacle au coup de foudre ? », s'interroge le magazine. Visiblement pas à en croire le reportage dans la station balnéaire du Lavandou, dans le Var. Mais tout de même, près d'un Français sur deux, 45% des Français précisément « ont déjà renoncé à embrasser une personne qui leur plaisait à cause du coronavirus ». C'est un sondage de l'Ifop, et Aujourd'hui en France livre l'analyse de Francois Kraus, justement en charge de ce sondage. Il est catégorique : « La disette imposée par le confinement n'a pas débouché sur une boulimie de sexe. » Nous voilà rassurés.