Et les journaux s'interrogent sur les mesures à prendre face à une vague décrite comme « fulgurante ». « Et maintenant les enfants? », se demande Le Parisien. « Le sujet sur la table est la vaccination des 5-11 ans » veut croire le journal. « Les classes ferment en cascade. Le cas du premier ministre Jean Castex contaminé par sa fille de 11 ans vient le rappeler opportunément ». « Vacciner les plus jeunes? Ou un élargissement de la troisième dose dès 40 ans, mais au fond la vaccination pourrait-elle mettre un point final à cette pandémie » se demande Sud-Ouest qu'on devine un peu perdu, et nous avec. En tout cas, ces questions vont être au cœur d'un nouveau conseil de défense sanitaire ce matin pour Emmanuel Macron. « Le président, assène Le Figaro, veut à tout prix contenir la reprise épidémique et éviter les fermetures ». Donc fini le couvre-feu et un nouveau confinement ! Alors quoi ? Alors « il va miser sur le triptyque gagnant, tests, vaccins, et masques », nous dit Le Figaro. « Mais avec quel calendrier », s'interroge là encoreLesÉchos. « L’idée est de donner de la visibilité aux Français, d'organiser les choses », témoigne un conseiller de l'exécutif dans le journal économique. « Pour le reste il y a un grand besoin de rappel des règles et il y aura un message fort sur les gestes barrières » assure une source gouvernementale aux Échos
Certains journaux rappellent que le gouvernement va avoir du mal à convaincre
« Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais », ironise Le Parisien. « Comment rendre ce discours efficient quand le gouvernement fait tout l'inverse » s'interroge aussi Mediapart, pour qui « le gouvernement a oublié les gestes barrières ». Photos et vidéos à l'appui, on y voit Jean Castex, avant d'être contaminé, Gérald Darmanin, sans masques, et tout sourires, [serrant] les « paluches, rigolant à quelques centimètres les uns des autres » au cours d'une réception en marge du congrès des maires de France. « L'exécutif aurait-il oublié son devoir d'exemplarité? » tance le Parisien tout en interrogation. Que dire aussi de « ce cocktail dinatoire à l'invitation du ministre des outre-mer avec 300 personnes des dizaines de bouteilles, sans masque alors que la situation sociale et sanitaire est explosive » rappelle Mediapart. « La durée de cette crise qui affecte la crédibilité du discours officiel », abonde le journal Le Monde.
Paris ami des dictateurs arabes ?
« Pour la France le grand chouchou ça a toujours été lui », dixit Libération. Rifaat Al Assad, l'oncle de Bachar El Assad a pu « malgré une condamnation à 4 ans de prison à Paris, quitter le territoire français regagner en toute tranquillité sa Syrie natale » nous apprend Libération. « Un départ facilité par l'attitude complaisante de l'Etat français qui l'a accueilli [pendant 37 ans], protégé et gratifié ». « Au nom de services rendus à la France » témoigne le propre fils de Rifaat, Firas El Assad. « Il rencontrait de hauts responsables de gauche et de droite et leur faisait beaucoup de cadeaux » dit encore celui qui a rompu avec son père. Riffat El Assad persuadé de « la complicité des services de renseignements français, du moins ont-ils fermé les yeux ». Libération rappelle l'entregent ainsi que son immense fortune, en centaine de millions de dollars.
Révélations de Disclose sur l'Égypte
La France aime bien aussi le maréchal Al Sissi. Télérama raconte comment Paris arme l'Égypte dans sa guerre numérique. En partenariat avec Disclose et s'appuyant sur des documents secret-défense, ils révèlent la face cachée, et les « dérives d'une opération militaire secrète de la France en Egypte ». Depuis 5 ans, les renseignements aériens de Paris ont permis au Caire de « bombarder des civils », des contrebandiers « rendant la France complice ». Et Télérama dévoile aujourd'hui comment des entreprises françaises dont Dassault système avec « l'accord tacite de Paris ont installé un système de cyber surveillance massif », « des outils pour espionner sa propre population ». « Un équivalent égyptien de la NSA version dictature » alors que « 65 000 Egyptiens croupiraient en prison dans les geôles » du régime, rappellent ces journalistes. Et pour Le Monde, « Paris ferme les yeux sur cette répression politique tous azimuts du fait de la vente de matériel à l'armée égyptienne ». Le quotidien du soir rappelle qu'en début d'année « le Caire a commandé trente nouveaux Rafale fabriqués par Dassault pour un montant de près de 4 milliards d'euros ».