L’ancien président algérien s’est éteint à l’âge de 84 ans, vendredi 17 septembre 2021. Sa disparition fait la Une, non-pas de la presse en kiosque (la nouvelle est trop fraiche pour cela), mais de celle sur Internet, laquelle, manifestement, avait – disons – anticipé cet événement.

C’est ainsi qu’en guise d’hommage, le magazine Le Point a mis en ligne un portrait dans lequel l’ex-président algérien défunt est présenté comme « l’homme qui aimait trop le pouvoir ». Hommage tout de même sous la plume du Point, dans la mesure où cet hebdomadaire présente Abdelaziz Bouteflika comme celui « qui fut le plus jeune et un des plus talentueux ministres des Affaires étrangères du monde », carrément ! Mais la roche tarpéienne n’étant jamais loin du Capitole, Le Point retient aussi de lui l’image d’un homme au bilan « catastrophique » qui a abandonné derrière lui un pays « ankylosé » dont la jeunesse rêvait de « changement » et de « départ » de son président d’alors.

Mais de cela, Abdelaziz Bouteflika ne voulait pas entendre parler. Résultat, il restera « comme le seul dirigeant de l'Algérie indépendante qui, agrippé au pouvoir malgré la maladie, en aura été chassé par la rue », souligne Le Courrier Picard. Pour évoquer la fin de règne de l’ex-président algérien, ce quotidien du centre-nord de la France rappelle ce que fut « la frustration d'une population outrée du symbole que représent(ait) ce président mutique et paralysé ».
À la Une également, le poing sur la table frappé au Quai d’Orsay
Après l’annulation, au profit des États-Unis et du Royaume-Uni, du « contrat du siècle » portant sur l’achat de sous-marins français par l’Australie, la France rappelle ses ambassadeurs à Washington et Canberra. 

C’est du jamais vu dans les relations diplomatiques qu’entretient Paris avec Washington comme avec Canberra. Après le camouflet de l’affaire des sous-marins, la réaction « n’aura pas tardé », souligne Le Parisien, la France, via un communiqué du Quai d’Orsay, a annoncé sa décision de rapatrier ses ambassadeurs aux États-Unis et en Australie.

Ce quotidien voit dans le rappel des diplomates français « un acte fort et rare qui vise à montrer la déception de la France vis-à-vis de ces deux pays amis », acte venant s’ajouter à l’annulation d’un gala prévu, hier soir, à l’ambassade de France à Washington où devait être célébré l’anniversaire d’une… « bataille navale décisive », ça ne s’invente pas.

Bataille navale ? Le site du Figaro précise. À l’ambassade de France à Washington, hier soir, la soirée de gala « devait célébrer la bataille de la Chesapeake, remportée le 5 septembre 1781 par la flotte française de l'amiral de Grasse sur les Britanniques. Cette victoire navale avait permis de remporter le mois suivant celle de Yorktown, après un siège mené pour l'essentiel par des troupes terrestres françaises, et qui avait permis l'indépendance des États-Unis ».

En tout cas, comme le signale encore Le Figaro, le secrétaire d'État, Antony Blinken, avait tenté, hier, de faire « retomber la tension en expliquant pendant une conférence de presse avec le secrétaire à la Défense, Lloyd Austin, et leurs homologues australiens, combien la France "est un partenaire essentiel" dans la région indopacifique ».

Reste que, « dans le jeu parfois brutal des négociations internationales, le coup est apparu comme dépassant ce qui se fait entre pays alliés », complète Le Figaro. Deux-cent quarante ans après la victorieuse bataille navale de la baie de Chesapeake, gagnée grâce à la France dans la guerre d’indépendance des États-Unis… Tout ça pour quelques dollars de plus.
Des euros comme s’il en pleuvait sur la tête de Lionel Messi
Justement, non-pas des dollars mais des euros comme s’il en pleuvait sur la tête de Lionel Messi, avec ces précisions sur sa rémunération au Paris-Saint-Germain. Manifestement, les pieds de la nouvelle star du club parisien valent de l’or. 

Selon le journal L’Équipe, le buteur argentin du PSG percevra « un total de 110M€ sur trois ans » (mais si, mais si) ! Explications du quotidien sportif, Messi a signé un contrat qui lui assure « 30M€ d’euros nets par saison » (c’est-à-dire après impôts), à quoi le PSG a ajouté une « prime de fidélité » pour l’inciter à rester à Paris les deuxième et la troisième année du contrat, prime « d’environ 10M€ net » (total 110, le compte est bon). On est ici très loin de l’innocent paradis plein de plaisirs furtifs, que Messi pourra toujours animer de sa voix argentine, lui qui est au foot ce que Baudelaire est à la poésie : un éternel génie.