Des cinq candidats à la candidature chez Les Républicains, c’est toujours le président de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand qui fait toujours la course en tête.

Selon un sondage Odoxa pour Le Figaro, 39% des Français estiment en effet que Xavier Bertrand est « le plus à même de remporter l'élection présidentielle ». Avec 19% d’opinions favorables, Michel Barnier « apparaît comme un vainqueur bien moins probable, pointe Le Figaro, « tout comme Valérie Pécresse » (avec 18%).

Toutefois, 58% des Français jugent que le candidat investi par les Républicains « aura du mal à l'emporter ».

Etant rappelé que, les 1er et 4 décembre prochains, les militants encartés chez Les Républicains devront désigner leur candidat (ou candidate), Le Figaro révèle que le toujours pas candidat Éric Zemmour aurait accepté de « faire passer à tous ses sympathisants encartés chez LR une consigne de vote en faveur d’Éric Ciotti » lors du congrès du parti de droite. « Évidemment, à LR, le seul avec qui on a une proximité idéologique, c’est Ciotti , aurait même lâché Éric Zemmour lors d’une rencontre à huis clos avec quelques édiles, mardi, en marge du congrès des Maires de France », énonce Le Figaro.

Enquête sur l’élection présidentielle de 2022 en France. Emmanuel Macron et Marine Le Pen demeurent en tête des intentions de vote

Sondage OpinionWay pour le quotidien économique Les Echos, la chaîne de télévision CNews et Radio Classique… Emmanuel Macron y est crédité de 24 à 25% des intentions de vote au premier tour de la présidentielle, devant Marine Le Pen, qui gagne un point par rapport à la précédente enquête de cet institut, en étant créditée de 19 à 21% des intentions de vote.

Suivent Xavier Bertrand, avec 13%, Éric Zemmour, 12% (en baisse d’un point), la candidate à la candidature des Républicains Valérie Pécresse, 11% et son rival au sein de ce même parti Michel Barnier 9%.

A gauche, le candidat de la France Insoumise Jean-Luc Mélenchon est signalé à 9%, l’écologiste Yannick Jadot à 8% et la candidate socialiste Anne Hidalgo entre 5 et 6%.

 Au second tour, Emmanuel Macron gagnerait avec 56% contre 44% pour Marine Le Pen, le premier perdant deux points qu’ipso facto la seconde gagne dans ce sondage OpinionWay pour Les Echos, CNews et Radio Classique. Laquelle enquête indique aussi que 48% des sondés disent s'intéresser à la campagne tandis que 50% ne le sont pas encore.

Ennuis judiciaires en perspective pour Charles Pellegrini

Cet ancien policier, passé par la cellule antiterroriste sous la présidence Mitterrand, est soupçonné d’avoir eu recours à des moyens d’Etat dans une enquête privée au profit du groupe de luxe LVMH.

Selon le journal Libération, fin septembre, ce commissaire de police à la retraite a été « mis en examen (pour) complicité et recel d’abus de confiance ». Libé signale que Charles Pellegrini est « accusé d’avoir sollicité son ami Bernard Squarcini alors patron du service de contre-espionnage, afin d’obtenir des informations sur une tentative d’extorsion de fonds visant le patron (de LVMH) Bernard Arnault. Une affaire qui illustre les liens parfois incestueux entre certains retraités de la police partis pantoufler pour des grosses boîtes et leurs anciens collègues toujours en poste », énonce Libé.

A grands traits, cette affaire, révélée initialement par Mediapart et Le Canard Enchaîné, se rapporte à l’usage présumé des moyens d’enquête de la DCRI, la Direction centrale du renseignement intérieur, au profit du groupe de luxe LVMH. Ici, il se serait agi de localiser un maître-chanteur qui aurait tenté d’extorquer de l’argent au président de ce groupe, Bernard Arnault, « dans le but de monnayer de prétendues photos compromettantes », énonce Libération. Une fois le corbeau localisé grâce à la DCRI, Charles Pellegrini se serait rendu à son domicile « pour lui mettre la pression », rapporte encore ce quotidien. « La tentative de chantage en restera là, complète ce journal. Mais les juges estiment que l’opération a mobilisé des moyens étatiques pour une affaire privée ».